Chapitre 8
1819 mots • Format : 👥 Présentiel
Chapitre 8
Le silence de la plage s'est réinstallé, troublé seulement par le clapotis régulier de l'eau contre les digues du port et le souffle court de leurs respirations qui ralentissaient. Tom resta étendu sur le dos pendant deux bonnes minutes, les yeux fixés sur les étoiles voilées par la pollution lumineuse de Barcelone. À côté de lui, Alice ne bougeait pas, le visage enfoui dans ses avant-bras, les épaules légèrement soulevées par son inspiration encore saccadée.
Tom pivota sur le flanc droit. Sa jambe frôla celle d'Alice, encore tiède et marquée par le sel. Il tendit le bras vers le haut de la couverture, cherchant à tâtons le sac à dos noir jeté à côté de leurs chaussures. Ses doigts finirent par agripper la lanière en nylon. Il tira le sac vers lui, ouvrit le grand zip métallique avec un grincement sec, et fouilla à l'aveugle à l'intérieur.
« Attends, » murmura-t-il la voix enrouée. « J'ai de l'eau. »
Il sortit une bouteille en plastique d'un litre et demi, à moitié pleine. La condensation formait de petites gouttes fraîches sur le plastique souple. Il dévissa le bouchon bleu, se redressa en s'appuyant sur son coude gauche et but trois grandes gorgées d'affilée. Un peu d'eau coula sur son menton et glissa sur son torse nu.
Alice bougea enfin. Elle se tourna lentement sur le côté, ramenant ses genoux vers sa poitrine dans un mouvement paresseux. Ses cheveux châtains, emmêlés par le vent marin et la sueur, lui collaient au visage. Elle passa une main sur son front pour les dégager en arrière, puis tendit son autre bras vers Tom.
« Donne, » dit-elle d'une voix basse, presque éteinte. « Je dessèche complet. »
Tom lui tendit la bouteille. Alice la saisit à deux mains, s'assit péniblement sur la couverture et porta le goulot à ses lèvres. Elle but longuement, la gorge bougeant au rythme des gorgées. Quand elle reposa la bouteille entre ses jambes écartées, il en restait à peine un fond. Elle essuya sa bouche du revers de la main et laissa échapper un long soupir.
« Bordel, » lâcha-t-elle en regardant droit devant elle, vers la silhouette sombre de l'hôtel W qui se découpait au loin. « Je sens plus mes jambes. »
« Ça va ? » demanda Tom.
« Ouais. Ça va très bien, » répondit-elle avec un demi-sourire fatigué. « Mais je crois que je vais avoir du mal à marcher jusqu'à la Rambla. »
« On prendra un taxi sur l'avenue. Y en a plein qui passent même à cette heure-ci. »
Tom se redressa complètement et s'assit en tailleur. Il passa sa main sur son ventre nu pour enlever les quelques grains de sable qui s'y étaient collés, puis attrapa son caleçon en coton gris posé à côté du sac. Il passa une jambe, puis l'autre, et le remonta jusqu'à sa taille. Il attrapa ensuite son short en jean, enfonça ses pieds dedans et le passa en se soulevant légèrement sur ses fesses, poussant le bouton dans la boutonnière sans prendre la peine de fermer la fermeture éclair.
Alice la fixa du coin de l'œil, toujours assise sur la couverture. Elle attrapa sa chemise en lin blanc qui gisait en tas à ses pieds. Elle l'ouplit, y passa les bras et la rabattit sur ses épaules. Le tissu léger couvrit sa poitrine et son dos, mais elle laissa tous les boutons ouverts, montrant le creux de son ventre et le bas de son bassin nu.
« Il est quelle heure à ton avis ? » demanda-t-elle en cherchant son téléphone de la main sur la couverture.
Tom attrapa son propre portable dans la poche de son sac. L'écran s'alluma, projetant une lumière blanche violente qui lui fit plisser les yeux.
« Quatre heures dix, » dit-il.
« Putain déjà. Le bar a fermé il y a au moins deux heures. »
« Ouais. On est restés super longtemps sur la digue. »
Alice attrapa son short en jean taille haute. Elle se glissa dedans en restant allongée sur le dos pour faciliter le passage au niveau de ses hanches. Elle tira la fermeture, ferma le bouton en métal et s'assit à nouveau, réajustant sa chemise ouverte sur sa poitrine. Elle ferma juste les deux boutons du bas, laissant le haut largement ouvert sur son décolleté.
« Tu penses qu'on peut trouver des churros ou un truc à manger ? » resta-t-elle pensive. « J'ai une dalle monumentale. »
« À quatre heures du matin à la Barceloneta ? Ça m'étonnerait. Tout est fermé dans ce quartier. Faut remonter vers la Plaça de Catalunya si tu veux espérer trouver un resto ouvert ou un kebab. »
« La flemme de marcher jusque-là, » râla-t-elle doucement en attrapant ses sandales en cuir. « On regardera s'il y a un truc ouvert près de l'hôtel. »
Tom se leva debout sur le sable. Ses pieds s'enfoncèrent légèrement dans la surface fraîche. Il attrapa les bords de la couverture et la secoua d'un coup sec vers la mer. Un nuage de poussière et de sable s'en échappa avant que le tissu ne vole au vent. Il la plia en quatre, puis en huit, et la fourra sommairement au fond de son sac à dos.
Alice attacha la bride de sa première sandale, puis de la seconde. Elle s'appuya sur le bras de Tom pour se relever. Dès qu'elle fut sur ses deux pieds, elle grimaça légèrement et ajusta la ceinture de son short.
« Ça va ? » répéta Tom en mettant la lanière de son sac sur son épaule droite.
« Ouais, c'est juste... sensible, » dit-elle en esquissant un léger rire. « Tu rigoles pas quand tu t'y mets. »
« Tu m'as dit de ne pas hésiter. »
« Je regrette pas, » dit-elle en lui tapotant gentiment l'épaule. « Mais la prochaine fois, préviens-moi avant d'y aller si fort. »
Elle attrapa son petit sac à main en bandoulière, vérifica que ses clés et son rouge à lèvres étaient dedans, et le passa autour de son cou. Ils quittèrent le carré de sable sec pour rejoindre le bord du ponton en bois qui longeait la plage. Leurs pas résonnaient régulièrement sur les lattes en teck.
Autour d'eux, la plage était quasi déserte. Seuls deux nettoyeurs municipaux en tenue orange fluo poussaient de grands râteaux au loin, près des rangées de parasols fermés. La brise marine leur apportait une odeur d'algues et de fioul provenant des yachts amarrés de l'autre côté du bassin.
« On fait quoi demain ? » demanda Alice en marchant à ses côtés, les mains enfoncées dans les poches arrière de son short.
« Demain, ou plutôt tout à l'heure ? » corriga Tom.
« Bref. Quand on sera réveillés. »
« Tu voulais pas aller voir la maison Batlló ? On avait dit qu'on prenait des billets pour début d'après-midi. »
« Ah ouais, c'est vrai, » fit-elle en hochant la tête. « Mais avant ça, je dors jusqu'à au moins midi. Si tu me réveilles avant, je te tue. »
« Ça me va très bien. Je suis détruit aussi. »
Ils arrivèrent au niveau de la rampe en béton qui remontait vers le boulevard maritime. La circulation y était rare : juste une voiture de police qui roulait au pas et un taxi jaune et noir dont le voyant vert était allumé sur le toit.
Tom leva le bras droit pour faire signe au chauffeur. Le véhicule ralentit immédiatement, mit son clignotant et vint se garer le long du trottoir, juste à côté d'un palmier.
« Bon, parfait, » dit Alice en s'approchant de la portière arrière. « En route pour la douche. »
Elle ouvrit la porte du taxi et se glissa sur la banquette en cuir noir. Tom la suivit, refermant la portière derrière lui avec un bruit sourd. L'air conditionné de la voiture leur envoya une bouffée d'air glacé au visage, tranchant net avec la moiteur de la nuit barcelonaise. Le chauffeur, un homme d'une cinquantaine d'années avec une casquette, tourna la tête vers eux sans dire un mot.
« Carrer de Ferran, por favor, » dit Tom en s'affalant contre le dossier.
Le chauffeur hocha la tête, enclencha son levier de vitesse et le taxi s'élança dans les rues calmes du quartier gothique. Dehors, les éclairages jaunes des lampadaires défilaient sur les vitres baissées. Alice se laissa glisser un peu sur la banquette, sa tête venant reposer sur l'épaule de Tom. Son bras passa sous le sien, ses doigts venant se poser à plat sur la cuisse en jean du jeune homme.
« Tu penses qu'on a du shampoing à l'hôtel ? » murmura-t-elle, les yeux déjà à demi fermés. « J'ai plein de sel dans les cheveux. »
« Il y en a dans des petits flacons sur le lavabo, » répondit Tom en posant sa main sur la sienne. « Et si ça suffit pas, on prendra celui du distributeur. »
« Mmm. »
Le taxi prit un virage serré sur la droite, s'engageant dans une ruelle étroite bordée de façades anciennes. Le compteur kilométrique émettait de petits bips réguliers. La fatigue accumulée durant la nuit, mélangée à l'effort physique et à la tiédeur de la voiture, pesait lourdement sur leurs paupières.
Alice resserra un peu sa prise sur la cuisse de Tom, faisant remonter lentement sa main de quelques centimètres vers le haut de son short, avant de s'immobiliser, la paume simplement posée contre le tissu rude.
Le véhicule finit par s'arrêter au bout de la ruelle, devant l'entrée éclairée du petit hôtel. Le chauffeur coupa le moteur et annonça le prix de la course.
Dans leur location AirBnB, Tom commença à se diriger vers la salle de bain, pour se doucher. Alors qu'il se déshabillait, Alice fit irruption dans la salle de bain.
« Dis donc tu crois quand même pas que tu vas y aller en premier ! », dit-elle avec un petit sourire, et commençant elle aussi à se déshabiller. La queue de Tom réagit immédiatement, ce qui n'échappa pas au regard d'Alice.
« Sinon on y va tous les deux en même temps, on n'est plus à ça près. », tenta-t-il. Alice ne répondit pas et se contenta de rejoindre Tom dans la douche. Elle se serra contre lui cherchant à la fois du réconfort et un contact appuyé avec la queue de Tom qu'elle sentait contre son ventre.
« J'ai envie d'essayer un truc... tu me permets ? », lui demanda-t-elle. Surpris, il acquiesça. Et sans perdre de temps, Alice se mis accroupie devant Tom, regardant sa queue encore grandie juste devant son visage. Elle le saisit à pleine main, et approcha sa bouche.
Tom pivota sur le flanc droit. Sa jambe frôla celle d'Alice, encore tiède et marquée par le sel. Il tendit le bras vers le haut de la couverture, cherchant à tâtons le sac à dos noir jeté à côté de leurs chaussures. Ses doigts finirent par agripper la lanière en nylon. Il tira le sac vers lui, ouvrit le grand zip métallique avec un grincement sec, et fouilla à l'aveugle à l'intérieur.
« Attends, » murmura-t-il la voix enrouée. « J'ai de l'eau. »
Il sortit une bouteille en plastique d'un litre et demi, à moitié pleine. La condensation formait de petites gouttes fraîches sur le plastique souple. Il dévissa le bouchon bleu, se redressa en s'appuyant sur son coude gauche et but trois grandes gorgées d'affilée. Un peu d'eau coula sur son menton et glissa sur son torse nu.
Alice bougea enfin. Elle se tourna lentement sur le côté, ramenant ses genoux vers sa poitrine dans un mouvement paresseux. Ses cheveux châtains, emmêlés par le vent marin et la sueur, lui collaient au visage. Elle passa une main sur son front pour les dégager en arrière, puis tendit son autre bras vers Tom.
« Donne, » dit-elle d'une voix basse, presque éteinte. « Je dessèche complet. »
Tom lui tendit la bouteille. Alice la saisit à deux mains, s'assit péniblement sur la couverture et porta le goulot à ses lèvres. Elle but longuement, la gorge bougeant au rythme des gorgées. Quand elle reposa la bouteille entre ses jambes écartées, il en restait à peine un fond. Elle essuya sa bouche du revers de la main et laissa échapper un long soupir.
« Bordel, » lâcha-t-elle en regardant droit devant elle, vers la silhouette sombre de l'hôtel W qui se découpait au loin. « Je sens plus mes jambes. »
« Ça va ? » demanda Tom.
« Ouais. Ça va très bien, » répondit-elle avec un demi-sourire fatigué. « Mais je crois que je vais avoir du mal à marcher jusqu'à la Rambla. »
« On prendra un taxi sur l'avenue. Y en a plein qui passent même à cette heure-ci. »
Tom se redressa complètement et s'assit en tailleur. Il passa sa main sur son ventre nu pour enlever les quelques grains de sable qui s'y étaient collés, puis attrapa son caleçon en coton gris posé à côté du sac. Il passa une jambe, puis l'autre, et le remonta jusqu'à sa taille. Il attrapa ensuite son short en jean, enfonça ses pieds dedans et le passa en se soulevant légèrement sur ses fesses, poussant le bouton dans la boutonnière sans prendre la peine de fermer la fermeture éclair.
Alice la fixa du coin de l'œil, toujours assise sur la couverture. Elle attrapa sa chemise en lin blanc qui gisait en tas à ses pieds. Elle l'ouplit, y passa les bras et la rabattit sur ses épaules. Le tissu léger couvrit sa poitrine et son dos, mais elle laissa tous les boutons ouverts, montrant le creux de son ventre et le bas de son bassin nu.
« Il est quelle heure à ton avis ? » demanda-t-elle en cherchant son téléphone de la main sur la couverture.
Tom attrapa son propre portable dans la poche de son sac. L'écran s'alluma, projetant une lumière blanche violente qui lui fit plisser les yeux.
« Quatre heures dix, » dit-il.
« Putain déjà. Le bar a fermé il y a au moins deux heures. »
« Ouais. On est restés super longtemps sur la digue. »
Alice attrapa son short en jean taille haute. Elle se glissa dedans en restant allongée sur le dos pour faciliter le passage au niveau de ses hanches. Elle tira la fermeture, ferma le bouton en métal et s'assit à nouveau, réajustant sa chemise ouverte sur sa poitrine. Elle ferma juste les deux boutons du bas, laissant le haut largement ouvert sur son décolleté.
« Tu penses qu'on peut trouver des churros ou un truc à manger ? » resta-t-elle pensive. « J'ai une dalle monumentale. »
« À quatre heures du matin à la Barceloneta ? Ça m'étonnerait. Tout est fermé dans ce quartier. Faut remonter vers la Plaça de Catalunya si tu veux espérer trouver un resto ouvert ou un kebab. »
« La flemme de marcher jusque-là, » râla-t-elle doucement en attrapant ses sandales en cuir. « On regardera s'il y a un truc ouvert près de l'hôtel. »
Tom se leva debout sur le sable. Ses pieds s'enfoncèrent légèrement dans la surface fraîche. Il attrapa les bords de la couverture et la secoua d'un coup sec vers la mer. Un nuage de poussière et de sable s'en échappa avant que le tissu ne vole au vent. Il la plia en quatre, puis en huit, et la fourra sommairement au fond de son sac à dos.
Alice attacha la bride de sa première sandale, puis de la seconde. Elle s'appuya sur le bras de Tom pour se relever. Dès qu'elle fut sur ses deux pieds, elle grimaça légèrement et ajusta la ceinture de son short.
« Ça va ? » répéta Tom en mettant la lanière de son sac sur son épaule droite.
« Ouais, c'est juste... sensible, » dit-elle en esquissant un léger rire. « Tu rigoles pas quand tu t'y mets. »
« Tu m'as dit de ne pas hésiter. »
« Je regrette pas, » dit-elle en lui tapotant gentiment l'épaule. « Mais la prochaine fois, préviens-moi avant d'y aller si fort. »
Elle attrapa son petit sac à main en bandoulière, vérifica que ses clés et son rouge à lèvres étaient dedans, et le passa autour de son cou. Ils quittèrent le carré de sable sec pour rejoindre le bord du ponton en bois qui longeait la plage. Leurs pas résonnaient régulièrement sur les lattes en teck.
Autour d'eux, la plage était quasi déserte. Seuls deux nettoyeurs municipaux en tenue orange fluo poussaient de grands râteaux au loin, près des rangées de parasols fermés. La brise marine leur apportait une odeur d'algues et de fioul provenant des yachts amarrés de l'autre côté du bassin.
« On fait quoi demain ? » demanda Alice en marchant à ses côtés, les mains enfoncées dans les poches arrière de son short.
« Demain, ou plutôt tout à l'heure ? » corriga Tom.
« Bref. Quand on sera réveillés. »
« Tu voulais pas aller voir la maison Batlló ? On avait dit qu'on prenait des billets pour début d'après-midi. »
« Ah ouais, c'est vrai, » fit-elle en hochant la tête. « Mais avant ça, je dors jusqu'à au moins midi. Si tu me réveilles avant, je te tue. »
« Ça me va très bien. Je suis détruit aussi. »
Ils arrivèrent au niveau de la rampe en béton qui remontait vers le boulevard maritime. La circulation y était rare : juste une voiture de police qui roulait au pas et un taxi jaune et noir dont le voyant vert était allumé sur le toit.
Tom leva le bras droit pour faire signe au chauffeur. Le véhicule ralentit immédiatement, mit son clignotant et vint se garer le long du trottoir, juste à côté d'un palmier.
« Bon, parfait, » dit Alice en s'approchant de la portière arrière. « En route pour la douche. »
Elle ouvrit la porte du taxi et se glissa sur la banquette en cuir noir. Tom la suivit, refermant la portière derrière lui avec un bruit sourd. L'air conditionné de la voiture leur envoya une bouffée d'air glacé au visage, tranchant net avec la moiteur de la nuit barcelonaise. Le chauffeur, un homme d'une cinquantaine d'années avec une casquette, tourna la tête vers eux sans dire un mot.
« Carrer de Ferran, por favor, » dit Tom en s'affalant contre le dossier.
Le chauffeur hocha la tête, enclencha son levier de vitesse et le taxi s'élança dans les rues calmes du quartier gothique. Dehors, les éclairages jaunes des lampadaires défilaient sur les vitres baissées. Alice se laissa glisser un peu sur la banquette, sa tête venant reposer sur l'épaule de Tom. Son bras passa sous le sien, ses doigts venant se poser à plat sur la cuisse en jean du jeune homme.
« Tu penses qu'on a du shampoing à l'hôtel ? » murmura-t-elle, les yeux déjà à demi fermés. « J'ai plein de sel dans les cheveux. »
« Il y en a dans des petits flacons sur le lavabo, » répondit Tom en posant sa main sur la sienne. « Et si ça suffit pas, on prendra celui du distributeur. »
« Mmm. »
Le taxi prit un virage serré sur la droite, s'engageant dans une ruelle étroite bordée de façades anciennes. Le compteur kilométrique émettait de petits bips réguliers. La fatigue accumulée durant la nuit, mélangée à l'effort physique et à la tiédeur de la voiture, pesait lourdement sur leurs paupières.
Alice resserra un peu sa prise sur la cuisse de Tom, faisant remonter lentement sa main de quelques centimètres vers le haut de son short, avant de s'immobiliser, la paume simplement posée contre le tissu rude.
Le véhicule finit par s'arrêter au bout de la ruelle, devant l'entrée éclairée du petit hôtel. Le chauffeur coupa le moteur et annonça le prix de la course.
Dans leur location AirBnB, Tom commença à se diriger vers la salle de bain, pour se doucher. Alors qu'il se déshabillait, Alice fit irruption dans la salle de bain.
« Dis donc tu crois quand même pas que tu vas y aller en premier ! », dit-elle avec un petit sourire, et commençant elle aussi à se déshabiller. La queue de Tom réagit immédiatement, ce qui n'échappa pas au regard d'Alice.
« Sinon on y va tous les deux en même temps, on n'est plus à ça près. », tenta-t-il. Alice ne répondit pas et se contenta de rejoindre Tom dans la douche. Elle se serra contre lui cherchant à la fois du réconfort et un contact appuyé avec la queue de Tom qu'elle sentait contre son ventre.
« J'ai envie d'essayer un truc... tu me permets ? », lui demanda-t-elle. Surpris, il acquiesça. Et sans perdre de temps, Alice se mis accroupie devant Tom, regardant sa queue encore grandie juste devant son visage. Elle le saisit à pleine main, et approcha sa bouche.
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