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En randonnée

Récit par adminBenoit • ⚡ Coécrit par Auteur Numérique
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Chapitre 3 1492 mots • Format : 👥 Présentiel

Chapitre 3

Le soleil continuait sa lente descente, étirant les ombres des falaises sur la petite crique de galets et de sable. Julien resta allongé sur le dos quelques instants encore, les bras repliés sous sa tête. Il sentait les derniers rayons tièdes chauffer sa poitrine encore humide de leur baignade. À côté de lui, Léa respirait calmement, les yeux fermés. De petites perles d’eau brillaient encore sur ses épaules et le long de ses cuisses, s'évaporant lentement dans l’air qui commençait à se rafraîchir.

Julien tourna la tête vers elle. Son regard descendit le long de son corps dénudé, s’arrêtant un instant sur le triangle de poils bruns qui ornait son pubis, contrastant nettement avec la peau plus claire de ses hanches. Il repensa à leur discussion dans l’eau, lorsque le sujet de sa propre pilosité avait été jeté sur le tapis.

— Dis, commença-t-il, la voix un peu enrouée par le sel.

Léa ouvrit un œil, tournant la tête vers lui sans bouger le reste de son corps.

— Oui ?

— Je repensais à ce que tu as dit tout à l'heure. Dans l’eau.

— Sur le fait que je sois une sauvage ? s’amusa-t-elle, un léger sourire étirant le coin de ses lèvres.

— Ouais. Ça m’a un peu surpris, en fait. Je ne t’imaginais pas laisser tout… enfin, ne rien faire du tout à ce niveau-là.

Léa pivota lentement sur le côté, appuyant sa tête sur sa main, le coude planté dans le tissu éponge de sa serviette violette. Ce mouvement fit bouger sa poitrine, un de ses seins s'écrasant légèrement contre son bras. Elle le regarda avec un air franchement amusé.

— Ah, mais je n’ai pas dit que je ne faisais rien du tout. Nuance.

Julien fronça les sourcils, intrigué par la précision.

— Ben, tu m’as dit que le rasoir était banni et que tu étais totalement naturelle.

— Pour le pubis, oui, précisa-t-elle en désignant d’un geste rapide de l’autre main la zone brune entre ses cuisses. Là, je laisse tel quel. C’est mon côté rétro, si tu veux. Ça me plaît d’avoir ce petit buisson. Mais pour le reste… autour des lèvres et entre les fesses, par contre, c’est tout nickel. Là-dessous, j’enlève tout à la cire.

Julien la regarda, assimilant l’information. Ses yeux descendirent malgré lui vers l’endroit mentionné, bien que la position de Léa, les jambes légèrement repliées l’une sur l’autre, cachât l’essentiel de son anatomie intime.

— Ah ouais ? Et pourquoi cette différence ? Je veux dire, pourquoi s’embêter à épiler ces parties-là spécifiquement si tu laisses le devant au naturel ?

Léa sentit une légère rougeur monter à ses joues, un contraste amusant avec l’assurance dont elle faisait preuve d’ordinaire. Elle eut un petit rire rapide, reportant son regard vers le sable entre leurs deux serviettes un court instant, avant de fixer à nouveau les yeux de Julien.

— Eh bien… c’est beaucoup plus pratique. Et plus agréable.

— Plus agréable pour quoi ? insista Julien, un demi-sourire sur le visage, curieux de voir jusqu’où elle pousserait la franchise.

Léa prit une inspiration, son sourire devenant plus espiègle. Elle se rapprocha de quelques centimètres, glissant sur sa serviette pour réduire l’espace qui les séparait. Sa voix descendit d’un ton, devenant presque un murmure confidentiel.

— Disons que… c’est nettement mieux pour la langue. C’est plus propre, et ça n’accroche pas du tout quand on descend là-dedans. C'est de la soie.

Julien resta un instant silencieux, l’impact des mots flottant dans l’air chaud de la fin de journée. Le silence de la crique parut soudain plus dense, seulement perturbé par le ressac régulier de la mer à quelques mètres d’eux. Il sentit son sexe, au repos depuis la baignade, réagir légèrement à cette image mentale très précise. La nudité de Léa, juste à côté de lui, prenait un relief différent.

— D’accord, finit-il par dire, la voix un peu plus basse. Je vois le genre. C’est plutôt… pragmatique comme approche.

— C’est surtout très confortable, répliqua-t-elle en haussant les épaules, visiblement satisfaite de l’effet de sa révélation. Et puis, je trouve ça plus joli d’avoir ce contraste. Le côté sauvage devant, et le côté tout doux et accessible derrière.

Julien se tourna à son tour sur le côté, faisant face à elle. Sa serviette grise glissa légèrement sous son mouvement. Ils étaient maintenant face à face, séparés de moins de trente centimètres. Le regard de Julien descendit à nouveau sur le pubis de Léa, puis remonta le long de son ventre plat jusqu’à ses yeux.

— Et toi ? demanda Léa, brisant le silence. Tu préfères quoi, sur une fille ? Le ticket de métro, l’intégral, ou la forêt vierge ?

— J’avoue que je n’ai pas de règle absolue, répondit Julien en passant une main dans ses cheveux encore humides de sel. Mais ce que tu décris… le compromis dont tu parles, c’est assez séduisant. C’est vrai que le côté intégral peut faire un peu trop enfantin parfois. Là, ça garde un côté… femme.

— Exactement ! s’exclama Léa, ravie qu’il comprenne sa logique. Une vraie femme. Mais qui pense au confort de son partenaire.

Elle laissa son regard descendre vers l'entrejambe de Julien. Son sexe, qui avait commencé à se tendre sous l'effet de la discussion, était maintenant bien visible, reposant contre sa cuisse. Elle sourit doucement en le remarquant, sans aucune gêne.

— Apparemment, ma théorie sur le confort te parle assez concrètement, dit-elle en désignant d'un mouvement de menton son anatomie.

Julien jeta un œil rapide vers le bas, puis se réinstalla un peu plus confortablement sur le coude, assumant pleinement sa réaction physique.

— C’est difficile de rester de marbre quand tu décris ça de manière aussi détaillée, admit-il avec un sourire franc. Surtout dans cette position.

— Quelle position ? On est juste allongés sur la plage, s’innocenta-t-elle, même si ses yeux pétillaient de malice.

— Ouais, allongés tout nus, à trente centimètres l’un de l’autre, après s’être baignés ensemble. C’est pas tout à fait une discussion de bureau, Léa.

— C’est vrai, concéda-t-elle dans un souffle. Mais c’est ça qui est bien avec cette rando. On laisse les filtres à la voiture.

Elle tendit le bras et effleura du bout des doigts le sable tiède qui se trouvait entre leurs deux serviettes, traçant des lignes invisibles. Ses doigts se rapprochèrent lentement de la serviette de Julien, s'arrêtant juste à la limite du tissu gris.

Le vent de fin d'après-midi se leva légèrement, apportant une caresse fraîche sur leurs peaux encore chaudes. Léa eut un léger frisson, ses tétons se durcissant instantanément sous l'effet de la brise. Julien le remarqua immédiatement. Son regard s'attarda sur sa poitrine, observant la façon dont sa peau réagissait au changement de température.

— Tu as froid ? demanda-t-il.

— Un peu, répondit-elle sans chercher à se couvrir. Mais c’est agréable. Ça réveille.

Elle ramena ses jambes un peu plus près d'elle, révélant cette fois plus nettement l'arrondi de ses fesses et la naissance de sa fente, parfaitement dégagée comme elle l'avait décrit. Julien sentit une tension plus vive lui nouer le bas du ventre. L'évocation de sa peau lisse à cet endroit précis, combinée à la vision directe de sa nudité, rendait l'atmosphère particulièrement lourde d'attente.

— Tu devrais te rhabiller si tu as froid, dit-il, bien que le ton de sa voix indique exactement le contraire de sa suggestion.

Léa laissa échapper un petit rire feutré, ses yeux fixés sur les siens.

— J'ai la flemme d'aller chercher mes affaires dans le sac. Et puis, on est bien là. Tu n'es pas bien, toi ?

— Si. Très bien, répondit Julien en avançant lentement sa main libre sur le sable, franchissant la frontière invisible entre leurs deux espaces pour venir poser le bout de ses doigts sur le poignet de Léa.

Le contact de sa peau, encore un peu fraîche et rugueuse de sel, envoya une décharge immédiate. Léa ne retira pas sa main. Elle tourna simplement son poignet pour que leurs paumes se frôlent, ses doigts venant se caler contre les siens.

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