Chapitre 4
Le contact de leurs doigts sur la frontière entre la serviette grise et la serviette violette était léger, presque hésitant, mais la chaleur qui s'en dégageait contrastait vivement avec la brise marine qui commençait à fraîchir. Julien caressa lentement le poignet de Léa avec son pouce. Sa peau était sèche, parsemée de minuscules grains de sel blanc qui brillaient sous la lumière rasante du crépuscule.
— Tu as dit un truc, tout à l’heure, commença Julien, sa voix s’élevant à peine au-dessus du bruit régulier du ressac.
Léa tourna lentement la tête vers lui, ses cheveux bruns éparpillés sur le tissu éponge violet de sa serviette. Ses grands yeux clairs fixèrent les siens, brillants d'une curiosité tranquille et attentive.
— Quoi donc ? demanda-t-elle, un léger sourire flottant sur ses lèvres.
— Tu as parlé du côté « tout doux et accessible derrière ». Quand tu m'expliquais ta façon de gérer ton épilation.
Le sourire de Léa s'élargit, sans qu'elle ne cherche à détourner le regard ou à retirer sa main. Au contraire, elle resserra légèrement ses doigts autour des siens, ancrant leur contact dans le sable tiède.
— Oui. C’est ce que j’ai dit. Et alors ?
— Du coup, je me demandais, continua Julien, assumant pleinement la direction directe de sa curiosité. C’est juste une question de confort et d’esthétique pour toi, ou c’est parce que tu aimes vraiment ça ? Par derrière.
Léa laissa passer quelques secondes de silence, son regard glissant de ses yeux à sa bouche, puis redescendant brièvement vers son torse nu et son entrejambe où son sexe, désormais bien dressé, se dessinait nettement contre sa cuisse. Elle ne montra pas la moindre gêne. Elle prit une inspiration lente, soulevant sa poitrine nue dont les tétons étaient toujours contractés par le vent frais.
— Tu vas droit au but, dit-elle d'un ton amusé, presque taquin. On ne s'embarrasse plus de fioritures, apparemment.
— Tu as dit qu'on laissait les filtres à la voiture, lui rappela-t-il avec un demi-sourire. Je pose juste la question.
— Et tu as bien raison, concéda-t-elle en hochant doucement la tête. Alors, pour te répondre franchement : oui. J’aime beaucoup ça. Les deux, en fait. Les caresses à cet endroit, et la pénétration.
Julien sentit une onde de chaleur lui traverser le bas du ventre à cette réponse si directe. Il se redressa légèrement sur son coude gauche pour mieux la voir, sa nudité totale s'exposant davantage à l'air libre de la crique.
— Les deux ? répéta-t-il.
— Oui, confirma Léa en pivotant lentement pour se mettre sur le ventre.
Ce mouvement fut fluide et sans hésitation. Elle s'allongea de tout son long sur sa serviette violette, croisant ses bras sous son menton pour y appuyer sa tête. Ses fesses nues, parfaitement rondes et lisses, se retrouvèrent ainsi directement exposées au regard de Julien. La peau de ses cuisses et de ses fesses était d'une clarté qui contrastait avec le bronzage plus marqué de son dos et de ses bras. Entre ses fesses, la fente était parfaitement dégagée, soulignant l'absence totale de pilosité qu'elle avait mentionnée plus tôt.
— C'est une zone extrêmement sensible, continua-t-elle, sa voix légèrement étouffée par sa position, mais parfaitement audible. Surtout quand c’est complètement lisse comme ça. Le fait qu'il n'y ait aucun poil rend la peau hyper réactive. Le moindre souffle, la moindre caresse avec les doigts ou la langue, ça résonne tout de suite dans tout le corps. Ça me donne des frissons instantanés.
Julien déplaça sa main droite. Quittant le poignet de Léa, ses doigts glissèrent lentement le long de son avant-bras nu, remontèrent jusqu'à son épaule, puis descendirent le long de son flanc. Sa peau était chaude sous sa paume, malgré la fraîcheur de l'air. Il suivit la courbe de sa taille, s'arrêtant un instant sur la crête de sa hanche avant de poser sa main à plat sur le bas de son dos, juste au-dessus de la naissance de ses fesses.
— Et pour la pénétration ? demanda-t-il, sa voix devenant plus grave, plus basse.
Léa ferma les yeux un court instant sous le contact de sa main chaude sur ses lombaires. Un léger frémissement parcourut ses cuisses nues.
— C’est différent, dit-elle en rouvrant les yeux pour le regarder de côté. C’est une sensation beaucoup plus intense, plus sourde. Mais pour que ce soit agréable, il y a des conditions. Il faut que je sois totalement détendue, et surtout, il faut que le partenaire soit très doux. Qu'il prenne son temps. Ce n'est pas le genre de chose qu'on fait à la va-vite ou pour forcer le passage. C’est une question de confiance absolue.
— Je comprends, dit Julien.
Il commença à faire glisser lentement sa main vers le bas. Ses doigts effleurèrent le haut de ses fesses nues. La texture de la peau à cet endroit était d'une douceur incroyable, exactement comme elle l'avait décrit. L'absence de poils à la naissance de la fente rendait le contact direct et d'une fluidité parfaite.
— C'est vrai que c'est doux, murmura-t-il, ses doigts traçant une ligne légère le long de la ligne médiane.
Léa laissa échapper un soupir discret, ses hanches bougeant imperceptiblement contre le tissu de sa serviette violette en réponse à sa caresse.
— Je te l’avais dit, murmura-t-elle. C’est de la soie. Et quand tu touches là… ça me traverse directement le bassin. Tu le sens ?
Julien ne répondit pas immédiatement par des mots. Il rapprocha son corps du sien, glissant de sa serviette grise pour venir s'installer juste à côté d'elle, sur le bord de la serviette violette. Leurs flancs nus se touchèrent, sa cuisse droite venant se presser contre la cuisse gauche de Léa. Son sexe rigide vint frotter légèrement contre le côté de sa hanche.
— Oui, je le sens, finit-il par dire. Ta peau réagit tout de suite.
— Et la tienne aussi, apparemment, répliqua-t-elle avec un léger rire étouffé, sentant la pression de son érection contre son flanc.
Elle tourna un peu plus la tête vers lui, son menton reposant toujours sur ses mains croisées.
— Tu as déjà essayé, toi ? Avec d'autres filles ? demanda-t-elle, ses yeux ancrés dans les siens.