Chapitre 7
Le silence s’installa définitivement sur la crique. Les derniers rires lointains et les bruits de portières qui claquaient sur le parking de la falaise s’étaient éteints pour de bon. Il ne restait plus que le ressac lourd et régulier de la marée qui montait lentement sur le sable humide. Le vent s’était arrêté d’un coup, laissant place à une fraîcheur nocturne qui contrastait violemment avec la chaleur étouffante accumulée entre leurs deux corps.
Julien restait immobile. Allongé au-dessus de Léa, son torse pressé contre son dos, il soutenait son poids sur ses coudes placés de chaque côté de la serviette grise. La peau de Léa était douce, légèrement rugueuse à certains endroits à cause du sel séché, et sa respiration soulevait régulièrement son dos sous lui.
— Ils sont partis, murmura‑t‑elle, la voix étouffée par le tissu de la serviette violette qui couvrait son visage.
— Ouais. Y a plus personne sur la plage.
Julien restait figé, les muscles tendus, son pénis en érection appuyé à plat contre la serviette grise qui faisait encore barrière entre leurs bas‑ventres. Il sentait la chaleur qui émanait d’elle, mais il n’osait pas pousser, ses mains restant à plat sur le sable, de chaque côté de ses épaules.
Léa tourna légèrement la tête, sa joue frottant contre la texture bouclée de la serviette violette. Elle laissa échapper un petit rire sec, presque silencieux.
— Tu ne bouges plus, constata‑t‑elle. Tu as peur de quoi ?
— De rien. Je te tiens chaud, c’est ce que tu as demandé.
— Tu triches. Tu restes juste là sans rien faire.
Elle pivota légèrement les hanches, un mouvement lent et délibéré qui fit glisser la serviette grise de quelques centimètres. Le contact direct de sa cuisse nue contre celle de Julien fut immédiat.
Léa n’attendit pas de réponse. Elle glissa son bras droit vers l’arrière, ses doigts contournant sa propre taille pour s’insérer dans l’espace étroit qui séparait leurs deux bassins. Sa peau était brûlante, moite. Julien sentit les doigts de la jeune femme frôler sa hanche, descendre le long de sa cuisse, puis chercher plus bas, entre leurs cuisses serrées.
Ses doigts trouvèrent son pénis, dur et chaud. Elle referma sa main autour de son organe, une prise ferme, sans hésitation. Le contraste entre la fraîcheur de ses doigts qui venaient de toucher le sable et la chaleur pulsante de sa chair fit sursauter Julien. Il tenta de pousser son bassin vers l’avant, mais elle le retint d’une pression du pouce.
— Attends, murmura‑t‑elle, le souffle court.
Elle fit glisser sa main le long de sa longueur, mesurant sa dureté, puis, d’un mouvement circulaire et précis, elle orienta son pénis vers le haut. Elle cambré légèrement le bas du dos pour ouvrir un passage, puis guida le gland de Julien directement contre le bas de son dos, à l’endroit exact où sa colonne vertébrale rejoignait la courbe de ses fesses.
Le contact fut un choc thermique pour les deux. La peau de ses reins était fraîche, exposée à la brise marine, mais dès que le gland chaud et humide s’y écrasa, Léa eut un frisson violent qui remonta le long de son dos.
— Là, souffla‑t‑elle, la tête rejetée en arrière, ses cheveux sombres frôlant le menton de Julien. Reste là. Ne bouge pas.
Julien relâcha doucement son poids, laissant son bassin s’enfoncer contre elle. Son pénis était désormais coincé entre le bas du dos de Léa et le sable, la serviette grise s’étant complètement déplacée sous l’effet de leurs mouvements pour s’entasser contre leurs jambes. La serviette violette, restée sous le ventre de Léa, protégeait sa peau des grains de sable, mais ses reins étaient totalement découverts.
— C’est brûlant, dit‑elle, les yeux fermés.
— C’est toi qui es froide.
— Alors appuie. Frotte.
Julien obéit. Il retira ses mains du sable pour les poser fermement sur les hanches de Léa. Ses doigts s’enfoncèrent dans sa chair, la maintenant en place. D’un mouvement lent, il poussa son bassin vers l’avant, faisant glisser son gland le long de sa colonne vertébrale, puis le ramena vers le bas. La friction était brute, directe. La peau fine de ses reins offrait juste assez de résistance pour rendre chaque millimètre de glissement incroyablement intense.
Léa accentua sa cambrure, poussant ses fesses vers le haut pour augmenter la pression. La serviette violette se plissa sous sa poitrine alors qu’elle se redressait légèrement sur ses coudes, le cou tendu, le souffle saccadé.
— Comme ça ? demanda‑t‑il, la voix devenue plus rauque, ses lèvres frôlant son épaule nue.
— Oui… plus fort. N’aie pas peur de me faire mal.
Il accéléra le mouvement, adoptant un va‑et‑vient régulier, lourd. À chaque poussée, son pénis glissait contre le haut de ses fesses, remontant pour s’écraser fermement dans le creux chaud de ses reins. Le bruit de leurs peaux qui se frottaient se mêlait au grondement régulier des vagues.
La serviette grise était maintenant complètement écartée, formant une boule inutile entre leurs genoux. L’air frais de la nuit fouettait leurs flancs, mais là où leurs corps étaient collés, la température était insoutenable.
Léa laissa échapper un gémissement plus aigu à chaque fois qu’il appuyait davantage. Elle ne subissait pas le mouvement ; elle y répondait en repoussant son bassin vers l’arrière, calant son rythme sur le sien, ses muscles fessiers se tendant sous les mains de Julien.
— Tu sentais vraiment que je n’osais pas ? murmura Julien, sa respiration se faisant de plus en plus difficile.
— Tu réfléchis trop, haleta‑t‑elle, ses mains agrippant les bords de la serviette violette, ses phalanges blanchies par l’effort. Tu te poses trop de questions. Arrête de penser.
— Je ne pense plus à rien.
Il intensifia la pression, ses mains glissant de ses hanches à sa taille pour la tirer plus fermement contre lui à chaque poussée. Le gland frottait durement contre ses reins, y laissant une traînée de chaleur.