Chapitre 3
1674 mots • Format : 👥 Présentiel
Chapitre 3
« Juste que la mer, la nuit, ça me fait toujours ça. Ça me vide la tête. » Il se tourna vers elle, son regard croisant le sien un instant. « C'est pas tous les jours qu'on a un ciel pareil. »
Alice acquiesça. « C'est vrai. C'est beau. » Elle se sentait bien, là, au calme, après le tumulte de la boîte. Les talons posés à côté, le sable sous ses pieds, la couverture sur ses jambes. Un moment simple, presque suspendu. Elle inspira profondément l'air salin. « C'est vrai que ça fait du bien. Ça change de l'air saturé de la boîte. » Elle se tourna un peu plus vers lui, s'appuyant toujours sur ses mains derrière elle. « Mais t'avais pas l'air juste pensif. Tu avais l'air... je sais pas. Un peu tendu, ou même frustré. » Elle haussa les épaules, essayant de trouver le mot juste. « Comme si t'attendais quelque chose. »
Tom la regarda, ses yeux balayant son visage dans la pénombre. Il hésita un instant, puis un léger soupir s'échappa de ses lèvres. Il ramassa une autre petite pierre et la fit rouler entre ses doigts. « Ouais, t'as pas tort, » admit-il, sa voix plus basse. « En fait, j'attendais quelqu'un. »
Alice fronça les sourcils. « Ah. Quelqu'un d'autre ? »
Il hocha la tête, les yeux fixés sur la pierre. « Une fille de la boîte. On s'était croisés plus tôt, on avait discuté un peu. Rien de fou, juste... un feeling. Elle m'avait dit qu'elle viendrait me rejoindre ici pour un bain de minuit. » Il fit un petit rire amer. « Visiblement, elle a changé d'avis. » Il lança la pierre avec plus de force, et elle rebondit trois fois avant de disparaître dans les vagues. Le clapotis était un peu plus sec cette fois.
« Oh. Merde. Je suis désolée, » dit Alice, un peu mal à l'aise. Elle ne s'attendait pas à ça. Le ton de sa voix était neutre, mais elle sentait une légère gêne monter. « C'est pour ça que t'as pris la glacière et la couverture, j'imagine. »
« Exactement. » Il se passa une main dans les cheveux, les ébouriffant davantage. « J'avais prévu le coup. Boissons fraîches, de quoi se sécher et se réchauffer un peu après. Un plan parfait, quoi. » Il laissa échapper un autre petit rire sans joie. « Enfin, un plan qui aurait pu être parfait. »
Le silence revint, plus lourd cette fois. Alice ne savait pas trop quoi dire. La situation était un peu délicate. Elle le regarda, essayant de décrypter son humeur. Il avait l'air un peu vexé, mais aussi… un peu tendu, comme elle l'avait deviné. Son corps semblait légèrement raide, comme s'il retenait une énergie.
« Et elle t'a pas prévenu ? » demanda Alice, pour briser le silence.
« Non. Rien. Juste... pas venue. Je l'ai cherchée un peu dans la foule, mais je l'ai pas revue. Et pas de message. » Il secoua la tête. « C'est le jeu, j'imagine. Barcelone, tout ça. » Son regard se posa un instant sur l'eau, puis revint vers la ville, comme s'il cherchait encore une silhouette dans la nuit. « Mais bon, ça laisse un peu... sur sa faim. » Il marqua une pause. « L'eau, la nuit, le corps qui se prépare à ça... C'est con, mais ça monte un peu à la tête. »
Alice sentit un léger frisson lui parcourir le dos, même sous la couverture. Elle ne répondit rien, se contentant de hocher la tête. Elle comprenait ce qu'il voulait dire, l'anticipation d'un moment, l'énergie qui s'accumule et qui n'a pas de sortie. Elle se rendit compte que ses propres pieds s'amusaient toujours à enfouir le sable, comme pour évacuer une tension qui n'était pas la sienne.
« Donc, voilà. Pas juste pensif. Un peu... échauffé, comme tu dis. Et puis, un peu con d'avoir cru que ça irait. » Il regarda ses propres pieds, enfouis dans le sable, puis leva les yeux vers elle. Son regard était intense, mais sans agressivité, juste une sorte de vulnérabilité mêlée à une énergie palpable. « Mais bon, t'es là, c'est déjà ça. Moins seul à regarder l'eau. »
Alice sourit faiblement. « Oui, enfin, je suis là. Mais pas pour un bain de minuit, moi. » Elle rit, une petite bulle d'air pour détendre l'atmosphère. « J'ai même pas de maillot. »
Tom esquissa un sourire, un peu plus franc cette fois. « Non, je me doute. Et en robe, ça serait pas pratique. » Il jeta un coup d'œil à sa robe légère, qui remontait sur ses cuisses sous la couverture. Ses genoux étaient bien visibles, la peau nue légèrement éclairée par les lumières lointaines. « Quoique, pour les plus audacieuses... » Il laissa la phrase en suspens.
Alice sentit ses joues chauffer légèrement. Elle tira un peu sur la couverture, la remontant un peu plus sur ses cuisses, sans pour autant cacher ses genoux. Le tissu doux frottait contre sa peau. « Non, pas mon genre. Je suis plutôt du genre à planifier mes baignades. Avec un maillot, des serviettes, tout ça. » Elle essayait de garder un ton léger.
« Chacun son truc. Mais l'imprévu, parfois... C'est pas mal non plus. » Il se pencha en arrière, s'appuyant davantage sur ses coudes. Son t-shirt sombre se tendit légèrement sur son torse. « Surtout quand il fait si bon. L'eau doit être parfaite. » Il regarda l'océan, comme s'il pouvait sentir la température de l'eau à distance.
Alice regarda l'eau à son tour. Les vagues se brisaient en un murmure régulier, et l'écume blanche brillait faiblement sous la lueur des réverbères. C'était tentant, cette idée de se jeter dans le frais, de laisser le sel picoter la peau. Mais elle avait ses vêtements, sa robe, ses sous-vêtements. L'idée de les enlever ici, sur la plage, même la nuit, lui semblait un peu... osée.
« Tu as l'air vraiment déçu, » dit-elle doucement, se tournant de nouveau vers lui.
« Un peu. C'est l'idée qui me trottait dans la tête depuis un moment. Et puis, la chaleur. Le fait d'être là, près de l'eau. Tout ça. » Il se leva d'un mouvement fluide, sans un mot. Ses pieds nus s'enfoncèrent dans le sable, il fit quelques pas vers le bord de l'eau, s'arrêtant juste avant que les vagues n'atteignent ses orteils. Il regarda le large, les mains dans les poches de son jean. Son dos était tourné vers elle.
Alice le suivit du regard. Elle resta assise, la couverture sur ses jambes. Le vent soufflait un peu plus fort, faisant onduler les pans de sa robe sous le tissu de la couverture. Elle sentait le sable frais sous ses mains, où elle s'appuyait. Il était vraiment absorbé par la mer.
Il resta ainsi quelques instants, immobile, puis il se retourna lentement. Son visage était à nouveau dans l'ombre, mais elle sentait son regard sur elle. « C'est con, mais j'en avais vraiment envie. De me jeter à l'eau. De me rafraîchir. » Sa voix était un peu plus rauque qu'avant. « De laisser toute cette merde de la soirée derrière moi. » Il fit un pas vers elle, puis un autre, s'arrêtant à quelques mètres. « T'imagines la sensation ? L'eau froide sur la peau échauffée. »
Elle l'imaginait, oui. Et la description, même simple, la fit frissonner. Elle pensa à la sensation de l'eau glacée après une longue journée au soleil, le choc initial, puis le soulagement. Mais là, il y avait cette connotation d'être "échauffé" qui changeait tout.
« Oui, j'imagine, » dit-elle, sa voix à peine un murmure. Ses yeux ne le quittaient pas.
Il fit un pas de plus, puis s'arrêta à nouveau. Il était assez proche pour qu'elle puisse voir les contours de son visage, la ligne de ses lèvres. « Et la chaleur qui reste après, quand tu sors de l'eau. Les gouttes qui sèchent sur ta peau. » Il marqua une pause. « C'est... intense. »
Alice sentit son cœur battre un peu plus fort. Elle ne bougea pas, ne dit rien. Elle le laissa parler, décrivant une expérience qu'il aurait dû avoir avec une autre, mais dont les mots, maintenant, résonnaient étrangement entre eux. Le vent semblait ralentir, le bruit des vagues s'estomper légèrement. Seul le son de sa voix et le battement de son propre pouls remplissaient l'espace.
« Mais bon, » reprit-il, brisant le sort. Il fit un geste de la main, comme pour chasser une pensée. « C'est pas grave. Une autre fois, peut-être. » Il se rassit près d'elle, mais un peu plus loin que la première fois, laissant un espace plus grand entre leurs épaules. Il reprit sa position, les genoux remontés, les bras croisés dessus, le menton posé. Son regard était de nouveau fixé sur la mer, mais elle sentait qu'il était encore là, à côté d'elle, avec cette énergie latente.
Le silence s'installa de nouveau, mais il n'était plus le même. Il était chargé de toutes les choses non dites, de l'image du bain de minuit manqué, de la chaleur qui persistait. Alice déplaça légèrement ses doigts dans le sable, sentant sa texture granuleuse. Elle regarda ses talons posés un peu plus loin, puis la pochette. L'heure tournait.
« Tu vas rester longtemps ici ? » demanda-t-elle, reprenant la conversation sur un ton plus neutre, comme pour effacer la tension.
« Je sais pas. Tant que l'envie me prendra. Jusqu'à ce que le soleil se lève, peut-être. » Il haussa les épaules. « Ou que la fatigue me rattrape. »
Alice se sentait fatiguée, mais l'atmosphère était particulière. Elle ne voulait pas partir tout de suite. Elle hésita, tira un peu plus la couverture sur elle. La brise marine était fraîche, mais la chaleur de la conversation et de la situation restait dans l'air.
Alice acquiesça. « C'est vrai. C'est beau. » Elle se sentait bien, là, au calme, après le tumulte de la boîte. Les talons posés à côté, le sable sous ses pieds, la couverture sur ses jambes. Un moment simple, presque suspendu. Elle inspira profondément l'air salin. « C'est vrai que ça fait du bien. Ça change de l'air saturé de la boîte. » Elle se tourna un peu plus vers lui, s'appuyant toujours sur ses mains derrière elle. « Mais t'avais pas l'air juste pensif. Tu avais l'air... je sais pas. Un peu tendu, ou même frustré. » Elle haussa les épaules, essayant de trouver le mot juste. « Comme si t'attendais quelque chose. »
Tom la regarda, ses yeux balayant son visage dans la pénombre. Il hésita un instant, puis un léger soupir s'échappa de ses lèvres. Il ramassa une autre petite pierre et la fit rouler entre ses doigts. « Ouais, t'as pas tort, » admit-il, sa voix plus basse. « En fait, j'attendais quelqu'un. »
Alice fronça les sourcils. « Ah. Quelqu'un d'autre ? »
Il hocha la tête, les yeux fixés sur la pierre. « Une fille de la boîte. On s'était croisés plus tôt, on avait discuté un peu. Rien de fou, juste... un feeling. Elle m'avait dit qu'elle viendrait me rejoindre ici pour un bain de minuit. » Il fit un petit rire amer. « Visiblement, elle a changé d'avis. » Il lança la pierre avec plus de force, et elle rebondit trois fois avant de disparaître dans les vagues. Le clapotis était un peu plus sec cette fois.
« Oh. Merde. Je suis désolée, » dit Alice, un peu mal à l'aise. Elle ne s'attendait pas à ça. Le ton de sa voix était neutre, mais elle sentait une légère gêne monter. « C'est pour ça que t'as pris la glacière et la couverture, j'imagine. »
« Exactement. » Il se passa une main dans les cheveux, les ébouriffant davantage. « J'avais prévu le coup. Boissons fraîches, de quoi se sécher et se réchauffer un peu après. Un plan parfait, quoi. » Il laissa échapper un autre petit rire sans joie. « Enfin, un plan qui aurait pu être parfait. »
Le silence revint, plus lourd cette fois. Alice ne savait pas trop quoi dire. La situation était un peu délicate. Elle le regarda, essayant de décrypter son humeur. Il avait l'air un peu vexé, mais aussi… un peu tendu, comme elle l'avait deviné. Son corps semblait légèrement raide, comme s'il retenait une énergie.
« Et elle t'a pas prévenu ? » demanda Alice, pour briser le silence.
« Non. Rien. Juste... pas venue. Je l'ai cherchée un peu dans la foule, mais je l'ai pas revue. Et pas de message. » Il secoua la tête. « C'est le jeu, j'imagine. Barcelone, tout ça. » Son regard se posa un instant sur l'eau, puis revint vers la ville, comme s'il cherchait encore une silhouette dans la nuit. « Mais bon, ça laisse un peu... sur sa faim. » Il marqua une pause. « L'eau, la nuit, le corps qui se prépare à ça... C'est con, mais ça monte un peu à la tête. »
Alice sentit un léger frisson lui parcourir le dos, même sous la couverture. Elle ne répondit rien, se contentant de hocher la tête. Elle comprenait ce qu'il voulait dire, l'anticipation d'un moment, l'énergie qui s'accumule et qui n'a pas de sortie. Elle se rendit compte que ses propres pieds s'amusaient toujours à enfouir le sable, comme pour évacuer une tension qui n'était pas la sienne.
« Donc, voilà. Pas juste pensif. Un peu... échauffé, comme tu dis. Et puis, un peu con d'avoir cru que ça irait. » Il regarda ses propres pieds, enfouis dans le sable, puis leva les yeux vers elle. Son regard était intense, mais sans agressivité, juste une sorte de vulnérabilité mêlée à une énergie palpable. « Mais bon, t'es là, c'est déjà ça. Moins seul à regarder l'eau. »
Alice sourit faiblement. « Oui, enfin, je suis là. Mais pas pour un bain de minuit, moi. » Elle rit, une petite bulle d'air pour détendre l'atmosphère. « J'ai même pas de maillot. »
Tom esquissa un sourire, un peu plus franc cette fois. « Non, je me doute. Et en robe, ça serait pas pratique. » Il jeta un coup d'œil à sa robe légère, qui remontait sur ses cuisses sous la couverture. Ses genoux étaient bien visibles, la peau nue légèrement éclairée par les lumières lointaines. « Quoique, pour les plus audacieuses... » Il laissa la phrase en suspens.
Alice sentit ses joues chauffer légèrement. Elle tira un peu sur la couverture, la remontant un peu plus sur ses cuisses, sans pour autant cacher ses genoux. Le tissu doux frottait contre sa peau. « Non, pas mon genre. Je suis plutôt du genre à planifier mes baignades. Avec un maillot, des serviettes, tout ça. » Elle essayait de garder un ton léger.
« Chacun son truc. Mais l'imprévu, parfois... C'est pas mal non plus. » Il se pencha en arrière, s'appuyant davantage sur ses coudes. Son t-shirt sombre se tendit légèrement sur son torse. « Surtout quand il fait si bon. L'eau doit être parfaite. » Il regarda l'océan, comme s'il pouvait sentir la température de l'eau à distance.
Alice regarda l'eau à son tour. Les vagues se brisaient en un murmure régulier, et l'écume blanche brillait faiblement sous la lueur des réverbères. C'était tentant, cette idée de se jeter dans le frais, de laisser le sel picoter la peau. Mais elle avait ses vêtements, sa robe, ses sous-vêtements. L'idée de les enlever ici, sur la plage, même la nuit, lui semblait un peu... osée.
« Tu as l'air vraiment déçu, » dit-elle doucement, se tournant de nouveau vers lui.
« Un peu. C'est l'idée qui me trottait dans la tête depuis un moment. Et puis, la chaleur. Le fait d'être là, près de l'eau. Tout ça. » Il se leva d'un mouvement fluide, sans un mot. Ses pieds nus s'enfoncèrent dans le sable, il fit quelques pas vers le bord de l'eau, s'arrêtant juste avant que les vagues n'atteignent ses orteils. Il regarda le large, les mains dans les poches de son jean. Son dos était tourné vers elle.
Alice le suivit du regard. Elle resta assise, la couverture sur ses jambes. Le vent soufflait un peu plus fort, faisant onduler les pans de sa robe sous le tissu de la couverture. Elle sentait le sable frais sous ses mains, où elle s'appuyait. Il était vraiment absorbé par la mer.
Il resta ainsi quelques instants, immobile, puis il se retourna lentement. Son visage était à nouveau dans l'ombre, mais elle sentait son regard sur elle. « C'est con, mais j'en avais vraiment envie. De me jeter à l'eau. De me rafraîchir. » Sa voix était un peu plus rauque qu'avant. « De laisser toute cette merde de la soirée derrière moi. » Il fit un pas vers elle, puis un autre, s'arrêtant à quelques mètres. « T'imagines la sensation ? L'eau froide sur la peau échauffée. »
Elle l'imaginait, oui. Et la description, même simple, la fit frissonner. Elle pensa à la sensation de l'eau glacée après une longue journée au soleil, le choc initial, puis le soulagement. Mais là, il y avait cette connotation d'être "échauffé" qui changeait tout.
« Oui, j'imagine, » dit-elle, sa voix à peine un murmure. Ses yeux ne le quittaient pas.
Il fit un pas de plus, puis s'arrêta à nouveau. Il était assez proche pour qu'elle puisse voir les contours de son visage, la ligne de ses lèvres. « Et la chaleur qui reste après, quand tu sors de l'eau. Les gouttes qui sèchent sur ta peau. » Il marqua une pause. « C'est... intense. »
Alice sentit son cœur battre un peu plus fort. Elle ne bougea pas, ne dit rien. Elle le laissa parler, décrivant une expérience qu'il aurait dû avoir avec une autre, mais dont les mots, maintenant, résonnaient étrangement entre eux. Le vent semblait ralentir, le bruit des vagues s'estomper légèrement. Seul le son de sa voix et le battement de son propre pouls remplissaient l'espace.
« Mais bon, » reprit-il, brisant le sort. Il fit un geste de la main, comme pour chasser une pensée. « C'est pas grave. Une autre fois, peut-être. » Il se rassit près d'elle, mais un peu plus loin que la première fois, laissant un espace plus grand entre leurs épaules. Il reprit sa position, les genoux remontés, les bras croisés dessus, le menton posé. Son regard était de nouveau fixé sur la mer, mais elle sentait qu'il était encore là, à côté d'elle, avec cette énergie latente.
Le silence s'installa de nouveau, mais il n'était plus le même. Il était chargé de toutes les choses non dites, de l'image du bain de minuit manqué, de la chaleur qui persistait. Alice déplaça légèrement ses doigts dans le sable, sentant sa texture granuleuse. Elle regarda ses talons posés un peu plus loin, puis la pochette. L'heure tournait.
« Tu vas rester longtemps ici ? » demanda-t-elle, reprenant la conversation sur un ton plus neutre, comme pour effacer la tension.
« Je sais pas. Tant que l'envie me prendra. Jusqu'à ce que le soleil se lève, peut-être. » Il haussa les épaules. « Ou que la fatigue me rattrape. »
Alice se sentait fatiguée, mais l'atmosphère était particulière. Elle ne voulait pas partir tout de suite. Elle hésita, tira un peu plus la couverture sur elle. La brise marine était fraîche, mais la chaleur de la conversation et de la situation restait dans l'air.
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