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Massage

Récit par adminBenoit • ⚡ Coécrit par Auteur Numérique
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Chapitre 1 1583 mots • Format : 👥 Présentiel

Chapitre 1 : Le Début

La porte vitrée du cabinet de kinésithérapie teinta d’un léger carillon métallique quand Thomas la poussa de l’épaule. À l’intérieur, l’odeur d’huile essentielle d’eucalyptus et de désinfectant était familière. Alice, debout près d’une étagère métallique, empilait des serviettes en éponge blanches bien pliées. Elle tourna la tête, ses cheveux attachés en un chignon rapide, quelques mèches libres encadrant son visage. Elle portait sa blouse de travail blanche, ouverte sur un t-shirt en coton bleu marine, et un pantalon médical souple.

— Ah, te voilà, dit-elle en posant la dernière serviette. Tu as réussi à te garer pas trop loin ?

— Juste devant, mais j'ai cru que j'allais crever sur les trois marches de l'entrée, répondit Thomas en grimaçant.

Il boitait lourdement, traînant la jambe droite, le corps penché vers la gauche pour compenser le poids. Il portait un jean brut assez rigide, un t-shirt noir basique et une paire de baskets de course encore un peu terreuses.

— Viens là, assieds-toi sur la chaise d'examen, dit Alice en désignant un siège en cuir noir près du bureau. Raconte-moi. Tu as fait ça comment ?

Thomas se laissa tomber sur la chaise avec un soupir de soulagement. Il allongea sa jambe droite devant lui, le talon posé sur le sol en linoleum gris.

— Sur un démarrage, au foot hier soir. J'ai voulu intercepter une passe, j'ai poussé sur la jambe et j'ai senti comme un coup de poignard derrière la cuisse. Une décharge directe.

— Tu as pu continuer à jouer ?

— Tu rigoles ? Je suis resté au sol direct. Les gars m'ont aidé à sortir du terrain. J'ai mis de la glace en rentrant, mais ce matin, c'est ultra raide. Je peux à peine poser le pied.

Alice s'approcha et s'accroupit devant lui. Ses mains professionnelles, habituées aux anatomies douloureuses, se posèrent sur le tissu épais de son jean, tâtant grossièrement le contour de sa cuisse.

— Bon, avec le jean, je ne vais rien voir du tout, dit-elle en se redressant. Enlève tes chaussures et ton pantalon. Mets-toi en boxer et monte sur la table, sur le ventre. Je vais jeter un œil à cet ischio-jambier.

Thomas hocha la tête. Il se pencha en avant pour défaire ses lacets, grimaçant lorsque le mouvement sollicita l'arrière de sa cuisse droite. Il retira ses baskets l'une après l'autre et les posa sous la chaise. Ensuite, il se leva péniblement sur sa jambe gauche valide. Ses doigts allèrent à la boucle métallique de sa ceinture, la desserrèrent, puis il déboutonna le haut de son jean et descendit la fermeture Éclair. Il fit glisser le pantalon le long de ses hanches, puis de ses cuisses, devant s'appuyer un instant sur le dossier de la chaise pour dégager son pied droit sans trop plier le genou.

Il posa le jean plié en deux sur la chaise. Il se retrouva en t-shirt noir et dans son boxer en coton stretch gris foncé, bien ajusté. Ses jambes, poilues et musclées, étaient entièrement découvertes.

— Allez, grimpe, dit Alice en tapotant le plateau de la table de massage recouverte d'un rouleau de papier blanc jetable.

Thomas s'approcha de la table haute, posa ses mains sur le rebord et hissa son corps pour s'allonger sur le ventre, la tête calée dans la fente faciale rembourrée. Le papier d'examen crissa bruyamment sous son poids. Ses bras pendaient de chaque côté de la table.

Alice s'approcha d'un guéridon à roulettes, prit un flacon pompe d'huile de massage neutre et pressa deux doses dans le creux de ses mains. Elle frotta ses paumes l'une contre l'autre pour réchauffer le produit. Le bruit doux du frottement de ses mains emplit le silence de la pièce.

— Je vais commencer par palper doucement pour repérer la lésion, prévint-elle. Dis-moi précisément où la douleur est la plus vive.

Elle posa ses mains chaudes sur l'arrière de la cuisse droite de Thomas. Le contact de la peau grasse contre sa peau nue le fit légèrement tressaillir, mais il se détendit rapidement sous la pression ferme des doigts de sa sœur. Alice commença à remonter le long du muscle, partant du creux du genou vers le haut de la cuisse.

— Là, ça va ? demanda-t-elle.

— Oui, là c'est juste sensible, murmura-t-il, la voix étouffée par la têtière.

Ses mains remontèrent plus haut, frôlant le bord inférieur du boxer gris qui couvrait ses fesses. Les pouces d'Alice s'enfoncèrent plus profondément dans les fibres musculaires.

— Et là ?

— Ah ! Ouais, là. C'est exactement là. C'est hyper sensible.

— C'est bien contracté, constata Alice en effectuant des mouvements circulaires avec ses pouces pour drainer la zone. Il y a un petit nodule là. C'est probablement une contracture réflexe autour de la lésion, ou une petite déchirure. On va éviter de trop forcer aujourd'hui, je vais juste masser pour relâcher les tensions périphériques.

Elle continua son travail de pétrissage pendant plusieurs minutes. Le silence s'installa, rythmé par le bruit régulier de ses mains glissant sur la peau huilée. Thomas sentait la chaleur se diffuser dans sa jambe. La sensation de ces mains expertes, fermes et rythmées sur sa peau nue commençait à produire un effet étrange. Une sensation de torpeur physique l'envahit, mêlée d'une conscience aiguë de la présence d'Alice juste au-dessus de lui, de son souffle régulier qu'il entendait distinctement.

— Bon, tourne-toi sur le dos, dit soudain Alice en tapotant doucement son mollet. Je vais tester l'extension de la hanche et faire quelques étirements passifs.

Thomas prit appui sur ses coudes et pivota lentement sur la table. Le papier blanc se froissa et se déchira légèrement sous ses mouvements. Il s'allongea sur le dos, les bras le long du corps, la tête posée sur un petit coussin plat. Son t-shirt noir était légèrement remonté, découvrant son nombril et la bande élastique noire de son boxer gris.

Alice prit sa cheville droite d'une main et posa l'autre juste au-dessus de son genou pour stabiliser la jambe.

— Relâche bien, c'est moi qui porte le poids de ta jambe, dit-elle.

Elle commença à soulever lentement la jambe tendue vers le haut pour tester la raideur de la chaîne postérieure. Thomas sentit la tension monter à l'arrière de sa cuisse, mais ce qu'il ressentit surtout, ce fut le contact de la main d'Alice sur sa peau, juste au-dessus du genou. Son regard se posa sur le visage d'Alice, concentrée sur son geste, les sourcils légèrement froncés. Elle était très proche de lui.

À ce moment-là, une vague de chaleur plus intense pulsa dans le bas de son ventre. Sans qu'il puisse le contrôler, son corps réagit. Sous le tissu stretch gris de son boxer, une tension soudaine commença à se former. La forme de son sexe commença à gonfler, repoussant le coton fin.

Thomas tenta de bloquer sa respiration, fixant intensément une dalle du faux plafond pour essayer de penser à autre chose. Il pensa à ses factures, à son match perdu, à n'importe quoi, mais l'érection se développa rapidement, devenant dure et parfaitement visible. Le coton gris du boxer, tendu à l'extrême, dessinait désormais une bosse proéminente et droite, pointant nettement vers le haut sous le regard direct d'Alice.

Alice, qui maintenait toujours la jambe de Thomas en l'air, baissa les yeux pour vérifier l'alignement de son bassin. Son regard se posa directement sur l'entrejambe tendu de son frère. Ses mouvements se figèrent une fraction de seconde. Elle ne relâcha pas la jambe immédiatement, mais ses doigts se serrèrent un peu plus fermement sur sa cheville.

Le silence dans le cabinet devint soudainement lourd, presque palpable. Le bruit de la circulation à l'extérieur semblait s'être estompé.

Alice ramena lentement la jambe de Thomas sur la table, brisant l'étirement. Elle ne recula pas pour autant. Ses mains restèrent posées sur sa jambe nue, l'une sur la cheville, l'autre remontant lentement le long de sa cuisse droite pour s'arrêter à quelques centimètres seulement de la limite inférieure de son boxer gris, là où la tension du tissu était la plus visible.

Elle le regarda dans les yeux. Thomas avait les joues légèrement chaudes, les bras immobiles le long de son corps, ses doigts agrippant doucement le bord de la table de massage.

— C'est... c'est normal, ce genre de réaction avec les étirements, balbutia Thomas, cherchant une excuse technique pour briser la gêne. Le flux sanguin, je suppose.

Alice ne répondit pas tout de suite. Elle fit glisser sa main gauche de quelques centimètres vers le haut, effleurant le pli de l'aine de Thomas à travers le tissu fin du boxer. Ses doigts chauds, encore légèrement enduits d'huile de massage, restèrent immobiles à cet endroit précis. Elle baissa à nouveau les yeux sur la bosse rigide qui déformait le coton gris, juste sous sa main.

— Tu es très tendu, Thomas, dit-elle d'une voix plus basse, presque neutre, mais sans détacher son regard de son entrejambe.

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