Chapitre 4
Alice observa le visage de Thomas se tordre sous l'effet du plaisir intense. Ses yeux mi-clos, sa mâchoire serrée, le mouvement incontrôlable de ses hanches qui cherchaient à suivre le rythme de sa main. Elle le sentait vibrer sous ses doigts, un frisson parcourant son corps à chaque va-et-vient. Le message était clair : il était au bord du gouffre, mais il tentait encore de retenir l'irrésistible.
Un sourire espiègle étira ses lèvres. La victoire était à portée de main, et elle aimait cette idée de le pousser au-delà de ses limites, de le faire craquer complètement. Elle voulait voir son abandon total, entendre le son de sa libération.
Elle pencha son visage encore plus près de son bassin, ses mèches de cheveux effleurant la peau de ses cuisses. Son souffle chaud et humide caressa le gland de Thomas, qui palpitait sous sa paume. L'odeur musquée de son corps, mêlée à celle de l'huile, emplissait ses narines, ajoutant une couche d'excitation à l'atmosphère déjà chargée. Elle sentait le liquide pré-séminal s'épaissir sous son pouce, le signe certain d'une éjaculation imminente.
Sa main droite, toujours huilée, accéléra son mouvement le long de la verge de Thomas, augmentant la pression, puis la relâchant légèrement, créant une vague de sensations contradictoires. Ses doigts pétrissaient le corps de sa sensualité, remontant et redescendant avec une régularité frénétique. Sa main gauche, quant à elle, continuait de masser ses bourses avec une délicatesse qui contrastait avec la fougue de l'autre main, alternant caresses et légères pressions.
Thomas haletait, un filet de salive perlait au coin de ses lèvres. Il ouvrait et fermait les yeux, incapable de se concentrer sur quoi que ce soit d'autre que la main d'Alice et la sensation brûlante qui montait en lui.
— Alice... putain... je... je peux plus, murmura-t-il, sa voix étranglée par l'émotion.
C'était le signal. Le point de non-retour était là. Alice ne lui laissa pas le temps de respirer. Sans hésitation, sans une once de gêne, elle retira sa main droite de sa verge. Thomas laissa échapper un petit son de déception, mais ce fut de courte durée.
Alice ouvrit la bouche. Ses lèvres roses et pulpeuses s'approchèrent de son érection. La chaleur de son souffle était maintenant une enveloppe totale, recouvrant le gland de Thomas. Il sentit le contact doux et humide de sa langue qui vint effleurer l'extrémité de sa verge, y déposant une salive chaude et épaisse. Un frisson parcourut l'intégralité de son corps, des pieds à la tête.
Puis, d'un geste lent et délibéré, Alice prit le gland de Thomas dans sa bouche. Ses lèvres humides se refermèrent autour de lui, aspirant doucement. La texture chaude de sa langue, le mouvement subtil de sa bouche, tout était une explosion de sensations. Ses joues se creusèrent légèrement tandis qu'elle le prenait plus profondément.
Thomas gémit, un son rauque et primal qui s'échappa de sa gorge. Ses doigts crispés sur la table s'enfoncèrent dans le skaï, le froissant sous la force de sa prise. Ses hanches se soulevèrent encore plus, se cambrant instinctivement vers la source de ce plaisir inouï. Il ne cherchait plus à se retenir, il ne pouvait plus. C'était un abandon total.
Alice continua, sa bouche se déplaçant de haut en bas le long de sa verge. Elle ne le prenait pas entièrement, mais ses lèvres et sa langue travaillaient le gland et le début de sa verge avec une précision et une intensité qui rendaient Thomas fou. Le bruit de succion, léger mais audible, résonnait dans le silence de la pièce. Sa main gauche, elle, continuait son œuvre sur ses bourses, les pressant et les caressant, créant une symphonie de sensations.
Les yeux de Thomas étaient maintenant grands ouverts, fixés sur le plafond, mais il ne voyait rien. Son regard était vide, perdu dans l'ivresse du moment. Sa respiration était devenue un halètement rapide et saccadé, ses muscles se contractaient et se relâchaient sous l'effet des spasmes qui commençaient à le parcourir.
Alice sentit le corps de Thomas se tendre encore plus, ses muscles se durcir sous sa main. Sa verge, dans sa bouche, grossissait légèrement, se remplissant d'un sang chaud et vibrant. Elle sentit les premières contractions de son bassin, le signe que le moment tant attendu était imminent.
Elle accéléra encore le mouvement de sa bouche, ses joues se creusant davantage à chaque aspiration. Sa langue s'enroulait autour de son gland, le léchant et le stimulant avec une avidité qui fit trembler Thomas. Elle voulait tout, tout le plaisir qu'il pouvait lui offrir.
— Alice... je... je viens... hurla Thomas, sa voix se brisant.
Un tremblement parcourut son corps tout entier. Ses hanches se soulevèrent violemment de la table, cherchant à se fondre dans sa bouche. Alice maintint sa prise ferme, mais sans brutalité. Ses yeux étaient rivés sur son visage, observant chaque parcelle de son abandon, chaque spasme qui le parcourait. Elle sentit une chaleur intense envahir sa bouche, suivie d'un jet épais et chaud.
Thomas éjacula avec une force incroyable, son sperme jaillissant dans la bouche d'Alice. Il gémit longuement, un son qui était à la fois un cri de plaisir et un soupir de soulagement. Son corps se détendit d'un coup, s'affaissant sur la table de massage, ses muscles relâchés, ses jambes légèrement écartées.
Alice continua à le sucer doucement pendant quelques instants, avalant le sperme de Thomas. Elle le laissa se vider entièrement, ne relâchant sa prise que lorsque les derniers spasmes de son bassin s'estompèrent.
Elle retira lentement sa bouche de sa verge, la léchant une dernière fois pour nettoyer le gland de toute trace de sperme. Ses lèvres étaient brillantes, légèrement gonflées, et une fine couche de sperme était visible autour de sa bouche. Elle regarda Thomas, ses yeux brillants, un sourire satisfait sur le visage.
Thomas, les yeux encore fermés, respirait profondément, son corps parcouru de frissons post-orgasmiques. Sa verge, maintenant plus molle mais encore légèrement gonflée, reposait sur son ventre, quelques gouttes de sperme séchant sur sa peau. Sa main gauche était toujours sur ses bourses, caressant doucement la peau maintenant détendue.
Alice se redressa, essuyant le coin de ses lèvres avec le dos de sa main huilée. Elle se pencha pour embrasser légèrement le front de Thomas, puis ses lèvres, déposant sur elles un goût salé et le parfum de son propre corps.
— Alors, Thomas, dit-elle d'une voix douce et apaisée, la tension s'est bien évacuée cette fois, non ?
Thomas ouvrit les yeux, son regard rencontrant le sien. Il ne répondit pas tout de suite, se contentant de la regarder avec une intensité qui n'avait rien à voir avec la colère ou la honte. C'était un mélange d'épuisement, de stupéfaction et d'un plaisir encore palpable.
— Je... Je ne sais pas quoi dire, Alice, murmura-t-il, sa voix encore rauque. Je... je n'aurais jamais cru.
Alice sourit, un sourire plein de tendresse et de malice. Elle glissa sa main droite sur son ventre, puis remonta le long de son torse, écartant le t-shirt noir pour caresser sa peau chaude.
— Tu n'as rien à dire, Thomas. Juste à ressentir. Et tu ressens beaucoup, n'est-ce pas ?
Il hocha la tête, incapable de parler. Ses yeux fixaient ses lèvres, puis redescendaient sur sa poitrine, sur sa main qui caressait doucement son torse. La pièce était imprégnée de l'odeur de leur corps, de l'huile et du sperme. L'air était lourd, épais, chargé d'une intimité nouvelle et puissante.
Alice se pencha de nouveau vers lui, son visage à quelques centimètres du sien. Ses yeux plongèrent dans les siens, cherchant une réponse, une approbation silencieuse.
— C'est une bonne séance, non ? dit-elle, sa voix basse, un murmure qui résonnait dans le silence. On devrait en faire plus souvent.
Thomas ne répondit pas, mais son regard ardent était une réponse en soi. Il était à bout de souffle, vidé, mais une étincelle de désir persistait dans ses yeux.