Chapitre 2 1474 mots • Format : 👥 Présentiel

Chapitre 2

Le vent fit à nouveau vibrer le volet en bois contre la vitre. Dans la pénombre de la chambre, le bourdonnement des basses du rez-de-chaussée semblait s'être stabilisé en un rythme cardiaque lointain et régulier.

Estelle resta immobile un instant, les yeux fixés sur le visage de Simon, dont les traits étaient à peine visibles dans la lumière diffuse du Velux. La main de son frère reposait toujours sur sa cuisse nue, juste au-dessus de l'ourlet de son short en coton gris. La chaleur de sa paume traversait la peau d'Estelle, tandis que le relief prononcé sous la braguette zippée de son jean brut restait pressé contre le flanc de sa jambe.

Elle prit une lente inspiration, sentant l'odeur de tabac et de bière flotter entre eux. Elle pencha la tête vers lui, laissant ses cheveux frôler l'épaule de Simon. Lorsqu'elle parla, sa voix ne fut plus qu'un murmure feutré, adouci, imitant le ton plus traînant et bas que Claire utilisait souvent lorsqu'elle était fatiguée ou qu'elle cherchait à apaiser son mari.

— T’as encore bu comme un trou, Simon... chuchota-t-elle tout près de son oreille.

Simon remua la tête sur le matelas, ses paupières s'entrouvrant à peine sur des yeux rougis par la fatigue et l'alcool. Il fronça les sourcils, essayant de faire la mise au point dans l'obscurité.

— Claire... ? bredouilla-t-il, la voix complètement enrouée. Qu'est-ce que... tu fous là ? Je croyais que t'étais restée en bas avec les autres.

— Je suis montée il y a un moment. Le bruit me saoulait, répondit Estelle d'un ton monocorde, maintenant le mensonge avec un calme apparent. Mais si tu veux bien dormir, tu ferais mieux de te rapprocher entièrement. Tu vas choper la crève à rester sur le bord comme ça.

Simon laissa échapper un grognement sourd, qui ressemblait à un acquiescement fatigué. Il tenta de se redresser sur un coude pour ajuster sa position, mais son équilibre précaire le fit tanguer. Sa basket droite, restée fermement lacée à son pied, frotta lourdement contre le drap de dessous, y laissant une trace invisible dans le noir.

— Attends, grogna Estelle en posant une main sur son épaule pour le stabiliser. Vire tes pompes d'abord. Tu vas dégueulasser le lit.

Elle se glissa vers le pied du lit, ses genoux nus glissant sur le drap frais. Le coton de son short court remonta encore d'un cran sur ses cuisses. Elle attrapa d'abord la basket gauche de Simon, qui ne tenait déjà plus que par le bout du pied, et la retira d'un coup sec avant de la laisser tomber au sol. Puis, elle saisit le talon de la basket droite. Le nœud des lacets était serré. Estelle dut utiliser ses ongles pour desserrer la toile rigide, sentant la chaleur du pied de Simon à travers la chaussette de sport noire. Elle tira fermement sur la chaussure, qui glissa enfin et rejoignit la première sur le parquet avec un bruit sourd.

— Voilà, murmura-t-elle en remontant vers le haut du matelas.

Simon ne l'avait pas attendue. Profitant de l'espace libéré, il avait roulé sur le côté, se rapprochant du centre du lit d'un mouvement lourd et désordonné. Son corps de près de quatre-vingts kilos s'enfonça dans le matelas, créant une cuvette qui entraîna Estelle vers lui lorsqu'elle se rassit.

— Viens là... bougonna Simon en étendant un bras lourd.

Il passa son bras droit autour de la taille d'Estelle, la tirant sans ménagement contre son torse. Le tissu rugueux de son t-shirt noir frotta contre le coton fin du débardeur gris d'Estelle. À travers la mince épaisseur de leurs vêtements, elle sentit immédiatement la pression de sa cage thoracique large et le mouvement saccadé de sa respiration.

Simon ramena ses jambes vers lui. Ce faisant, l'entrejambe rigide de son jean brut vint se caler directement contre l'arrière des cuisses nues d'Estelle. La fermeture éclair en métal et la toile de denim tendue par son érection massive frottèrent durement contre sa peau, juste en dessous de la limite de son short de nuit.

Estelle retint son souffle un court instant sous l'impact de la chaleur et de la dureté de la forme qui la pressait. Elle ne fit aucun geste pour s'écarter. Au contraire, elle se laissa aller contre lui, calant ses fesses contre son bassin.

— T'es glacée, Claire... murmura Simon, sa bouche frôlant la nuque d'Estelle. Ses lèvres chaudes effleurèrent sa peau, envoyant un frisson le long de sa colonne vertébrale.

— C'est parce que tu gardes toutes tes fringues de l'extérieur, répondit-elle à voix basse, s'efforçant de garder l'intonation de sa belle-sœur. Ton jean est super froid. Et t'as ta ceinture qui me rentre dans les hanches.

Simon poussa un soupir chaud contre son cou, ses doigts se refermant plus fermement sur sa taille. Sa main droite glissa lentement vers le bas, passant sous l'ourlet inférieur de son débardeur en coton gris pour venir se poser directement sur la peau nue de son flanc. Ses doigts étaient rugueux, marqués par le travail manuel, et leur contact direct sur sa hanche fit tressaillir Estelle.

— Enlève-le alors... bredouilla Simon, dont les mots commençaient à se confondre sous l'effet de la somnolence. Enlève-moi ce truc.

Il fit un mouvement du bassin vers l'avant, comme pour faciliter l'accès à sa taille. La protubérance sous son jean glissa contre le pli de la fesse d'Estelle, la pressant fermement à travers le tissu fin de son short gris. La tension était telle que la couture centrale du jean brut semblait prête à craquer.

Estelle passa une main derrière elle, ses doigts glissant le long du flanc de Simon pour atteindre sa taille. Elle toucha d'abord le cuir épais de sa ceinture noire, trouvant la boucle métallique rectangulaire qui lui barrait le ventre. Elle glissa deux doigts sous le passant en cuir pour dégager l'ardillon de la boucle. Le métal cliqueta doucement dans le silence de la pièce.

— Attends, bouge pas, murmura-t-elle.

Elle tira sur l'extrémité de la ceinture en cuir pour la désengager de la boucle. Le cuir glissa hors des passants du jean brut avec un léger frottement sec. Elle laissa la ceinture pendre de chaque côté du pantalon.

Ses doigts descendirent ensuite d'un niveau, arrivant sur le bouton métallique principal du jean, juste au-dessus de la braguette. Le tissu de denim était si tendu par le volume en dessous que le bouton était difficile à défaire. Estelle dut utiliser ses deux mains, se tournant légèrement sur le côté pour faire face au bassin de Simon. Ses cuisses nues frôlèrent à nouveau le jean rugueux.

Elle posa son pouce et son index sur le bouton métallique, appuyant fermement pour le faire glisser hors de la boutonnière renforcée. Le bouton sauta enfin, libérant immédiatement une partie de la tension du tissu. Sous la boutonnière ouverte, la fermeture éclair en laiton apparut, tendue à l'extrême par la poussée de l'érection de Simon, qui déformait le boxer en coton sombre qu'il portait en dessous.

Simon laissa échapper un soupir de soulagement, sa tête retombant plus lourdement sur l'oreiller. Ses yeux étaient complètement fermés à présent, mais sa main sur la hanche d'Estelle se déplaça lentement vers le bas, ses doigts frôlant l'élastique de son short en coton gris.

— C'est mieux... murmura-t-il, sa voix s'éteignant presque dans un sifflement fatigué. Putain, je suis crevé.

Estelle posa sa main à plat sur la braguette entrouverte. À travers la fente de la fermeture éclair encore partiellement fermée, elle sentit la chaleur intense qui se dégageait de son boxer. Elle exerça une pression lente, sa paume épousant la forme rigide et massive qui battait régulièrement sous ses doigts. Simon réagit immédiatement à cette pression en arquant légèrement le dos, pressant sa virilité contre la main d'Estelle avec un faible gémissement sourd.

En bas, le bruit d'une porte qui claque et des éclats de rire étouffés traversèrent le plancher. Quelqu'un venait de sortir sur la terrasse. Le temps pressait, mais dans la pénombre de la chambre d'amis, le rythme de la respiration de Simon s'était ralenti, devenant plus lourd, plus profond, signe qu'il glissait doucement vers un sommeil éthylique profond, tout en restant réactif aux contacts physiques.

Estelle garda sa main posée sur la braguette entrouverte, sentant le contact du métal de la fermeture éclair contre ses doigts et la masse rigide qui poussait en dessous.

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