Chapitre 1 : Le Début
La lumière bleue de la télévision découpait des ombres nettes sur le canapé d’angle en tissu gris. Au centre de la table basse en verre, deux canettes de soda vides et un paquet de chips presque fini traînaient à côté de la télécommande. Thomas était allongé sur la méridienne, le dos calé contre un gros coussin beige. Il portait un t-shirt blanc uni, légèrement usé au col, et un boxer en coton gris ajusté. Ses longues jambes étaient étirées, ses pieds nus reposant sur le bord de la table.
À l’autre bout du canapé, Alice avait les jambes repliées sous elle. Son t-shirt noir oversize, à l’effigie d’un groupe de rock dont l’imprimé était craquelé par les lavages, lui descendait jusqu’au milieu des cuisses. À chaque fois qu’elle changeait de position, le tissu glissait, laissant deviner la finesse de sa taille et la ficelle noire de son string qui reposait sur ses hanches.
— Tu devrais baisser le son, dit Alice en fixant l’écran. Les voisins vont croire qu’on regarde un truc bizarre.
— C’est juste le film, répondit Thomas sans bouger. La télécommande est de ton côté.
Alice s'étira pour attraper le boîtier en plastique noir sur la table basse. Le mouvement fit remonter l'ourlet de son t-shirt noir le long de ses cuisses nues, dévoilant la courbe de ses fesses et la bande fine de son string noir qui entourait sa peau. Elle appuya deux fois sur le bouton de réduction du volume. Le ronronnement des basses de la télévision diminua d'un ton.
— Voilà, dit-elle en se rasseyant, les genoux remontés contre sa poitrine, ses bras entourant ses jambes. C’est mieux.
À l’écran, le film dramatique qu’ils avaient lancé une heure plus tôt venait de basculer. La scène se déroulait désormais dans une chambre d’hôtel faiblement éclairée. Les deux acteurs principaux, débarrassés de leurs vêtements dans un mouvement rapide filmé en plan serré, s'étreignaient sur un lit. Le bruit des souffles courts et le frottement des corps contre les draps s'échappaient des haut-parleurs de la télévision.
Thomas prit sa canette de soda, constata qu’elle était vide et la reposa sur le verre de la table avec un petit bruit sec. Ses yeux restèrent fixés sur l’écran. Dans la pénombre du salon, la tension monta d’un coup. Le rythme de la scène à la télévision s’accélérait. L’actrice gémissait doucement, les mains agrippées aux épaules de son partenaire.
Thomas changea discrètement de position, écartant un peu les jambes. Sous le tissu gris de son boxer, une forme commença à se dessiner, de plus en plus nette. Le coton léger, tendu par une érection soudaine et vigoureuse, se déforma vers le haut, créant un relief impossible à ignorer sous la lumière crue du téléviseur.
Alice tourna la tête vers lui pour faire un commentaire sur la tournure du film, mais son regard s'arrêta net sur le milieu du corps de son frère. Le boxer gris était tendu à l’extrême, la forme de son sexe s'y dessinant avec une précision anatomique. Elle ne détourna pas les yeux tout de suite.
— C’est... physique, comme scène, murmura-t-elle, sa voix perdant un peu de son assurance habituelle.
— Ouais, répondit Thomas. Le réalisateur ne fait pas dans la dentelle.
Il posa ses mains à plat sur ses cuisses, juste au-dessus de la limite de son boxer, sans chercher à masquer le volume qui continuait de bander le tissu gris. Ses doigts tapotèrent légèrement sa peau.
— Ça te dérange ? demanda-t-il en tournant la tête vers elle.
— Quoi ? La scène ?
— Non. Ça.
Il désigna d'un mouvement de menton la bosse proéminente qui déformait son boxer.
Alice relâcha doucement ses jambes. Ses pieds nus glissèrent sur le tissu du canapé, et elle se tourna davantage vers lui, s'asseyant en tailleur. Son t-shirt noir se tendit sur ses genoux, mais l'ouverture laissait voir le haut de ses cuisses nues et la lisière de son string noir qui contrastait avec sa peau claire.
— Pourquoi ça me dérangerait ? dit-elle en haussant les épaules, bien que son regard reste fixé sur la forme sous le coton gris. On est chez nous. T'as le droit d'avoir des réactions... normales.
— C’est à cause du film, dit Thomas d’une voix un peu plus basse. C’est un peu graphique.
— C'est très graphique, corrigea-t-elle avec un demi-sourire. Mais t'as pas l'air de vouloir te cacher.
— J’ai pas de raison de me cacher de toi. On se connaît par cœur.
Thomas passa une main dans ses cheveux, puis la laissa retomber sur son ventre, juste au-dessus de l'élastique de son boxer. Le mouvement fit bouger la tension du tissu, accentuant encore la visibilité de sa verge dressée.
Alice se rapprocha de quelques centimètres en glissant sur le canapé. Ses cuisses nues frôlèrent le tissu de la méridienne. Le t-shirt noir remonta légèrement, découvrant le bas de son ventre et la base de son string.
— C'est vrai, dit-elle. Mais d'habitude, tu mets un coussin ou tu vas aux toilettes quand ça arrive.
— Ce soir, j'ai la flemme, répondit Thomas en la regardant directement dans les yeux. Et puis, t'es pas en reste niveau tenue.
Il baissa les yeux sur ses jambes nues, s'arrêtant sur la courbe de ses hanches et le fin cordon noir du string qui s'enfonçait sous le t-shirt oversize.
— C'est mon t-shirt de nuit, répliqua-t-elle. Il est super confortable.
— Il est surtout très court.
— Ça te dérange ? répéta-t-elle, reprenant ses propres mots sur un ton de défi léger.
— Non. Pas du tout. Au contraire.
Le silence s'installa de nouveau dans la pièce, meublé uniquement par les bruits de fond de la télévision où la scène de sexe touchait à sa fin, laissant place à une musique d'ambiance plus calme mais toujours sensuelle. L'atmosphère s'était épaissie. Aucun d'eux ne bougeait, mais la distance entre leurs corps s'était réduite à moins de cinquante centimètres.
Thomas fléchit légèrement les genoux. Le mouvement tendit encore plus le boxer gris sur son érection, rendant visible la forme du gland qui appuyait contre la couture supérieure du tissu.
— Tu regardes encore le film ? demanda Alice, sa voix n'étant plus qu'un murmure.
— Non, dit Thomas. Je regarde plus la télé.
— Tu regardes quoi, alors ?
— Toi.
Alice humecta ses lèvres. Elle posa sa main sur le canapé, juste à côté du genou de Thomas. Ses doigts effleurèrent le tissu gris de son boxer, juste au niveau de la cuisse, là où la peau commençait.
— T'es sûr que c'est juste le film qui t'a mis dans cet état ? demanda-t-elle en baissant les yeux vers la bosse impressionnante qui se dressait entre ses jambes.
— Je crois que le film a juste lancé le truc, répondit-il, sa respiration devenant un peu plus rapide. Mais là, c'est plus le film.
Il posa sa propre main sur le genou d'Alice. Sa paume chaude entra en contact direct avec la peau nue de sa cuisse. Il remonta lentement ses doigts de quelques centimètres, s'arrêtant juste avant l'ourlet de son t-shirt noir, là où la courbe de sa hanche s'arrondissait vers son string.
Alice eut un léger tressaillement mais ne recula pas. Au contraire, elle pencha la tête sur le côté, observant la main de son frère sur sa peau.
— Thomas..., murmura-t-elle.
— Quoi ?
— Rien. C'est juste... bizarre. Mais c'est bien.
Elle glissa sa main un peu plus haut sur la cuisse de Thomas, ses doigts se rapprochant de l'élastique de son boxer gris. Le tissu était chaud, tendu par la pression de sa verge qui pointait directement vers le visage d'Alice.
— On fait quoi maintenant ? demanda-t-elle en levant les yeux vers lui.
Thomas ne répondit pas tout de suite. Sa main glissa sous l'ourlet du t-shirt noir d'Alice, ses doigts effleurant la soie fine de son string noir et la peau douce de sa fesse gauche. Elle poussa un soupir discret, ses hanches bougeant légèrement pour accompagner le contact.