Chapitre 3
Estelle éclata de rire, un rire un peu plus aigu que d’habitude, qui résonna étrangement dans le silence de la cour. Le son portait une nervosité à peine contenue, un mélange de surprise et d’excitation face à la tournure que prenaient ces retrouvailles.
« Franchement, Marc, je ne pensais pas que nos retrouvailles seraient aussi… légères, » dit-elle, sa voix se voilant un peu sur le dernier mot, ses yeux fixés sur la main de Marc qui caressait toujours son épaule. Le contact était léger, mais il traçait un chemin brûlant sur sa peau à travers le coton de son t-shirt. Elle sentit ses muscles se tendre sous la pression de ses doigts. Le regard de Marc était intense, ses prunelles sombres ancrées dans les siennes, cherchant une réponse, un signe.
« Légères ? » répéta-t-il, un demi-sourire étirant ses lèvres, comme s’il devinait le double sens de ses mots. Sa main glissa un peu plus bas sur son épaule, son pouce effleurant le bord de sa bretelle de soutien-gorge. « Je pensais plutôt… surprenantes. »
Le ton de sa voix était devenu un murmure rocailleux, à peine audible. La proximité était écrasante. Estelle pouvait sentir la chaleur de son corps nu, l’odeur de sa peau légèrement salée par la sueur, mêlée à une fragrance masculine subtile. Le renflement de son anatomie sous le string rouge ultra-tendu était plus que visible, pulsant doucement à chaque respiration de Marc. Le tissu rouge était maintenant collé à sa peau, définissant chaque détail de son membre sous la pression. Elle sentait le sang affluer à ses joues, et une chaleur moite se répandre dans son ventre. Elle avait chaud, son jean slim collant à ses jambes, son t-shirt mouillé par les éclaboussures d’eau qui laissaient deviner son soutien-gorge.
Elle baissa les yeux, son regard balayant son torse musclé, descendant le long de ses abdominaux sculptés, puis s’attardant inévitablement sur le spectacle de son entrejambe. Le contraste entre la puissance de son corps et la petitesse du string féminin était une provocation silencieuse à laquelle elle ne s’attendait pas. Elle se sentit rougir encore plus.
« Surprenantes, oui, c’est le mot, » concéda-t-elle, sa voix un peu plus forte, comme pour briser l’intimité qui s’était installée. Elle inspira profondément, le souffle de Marc frôlant son oreille. « Mais bon, si on doit jouer… autant jouer le jeu jusqu’au bout, non ? »
Marc cessa de sourire. Son regard devint plus sérieux, plus concentré. Sa main sur son épaule se resserra légèrement, comme pour s’assurer qu’il avait bien entendu.
« C’est-à-dire ? » demanda-t-il, sa voix encore plus grave.
Estelle releva la tête, ses yeux rencontrant les siens. Il n’y avait plus aucune trace de plaisanterie dans son regard, seulement une attente brûlante. Elle sentit une audace nouvelle monter en elle, une envie de repousser les limites, de voir jusqu’où ce « jeu » pouvait aller. L’atmosphère avait basculé, et elle en était pleinement consciente.
« C’est-à-dire que… j’ai chaud, » dit-elle en désignant son jean mouillé qui lui collait aux cuisses. « Et que je n’ai pas envie d’attraper froid en rentrant chez moi. Donc… » Elle marqua une pause, ses doigts s’approchant de la fermeture éclair de son jean. « Je vais me mettre à l’aise, moi aussi. »
Le mouvement de ses doigts vers sa taille fut lent, presque chorégraphié. Le regard de Marc la suivit, intense. Il ne dit rien, mais sa posture se tendit, ses muscles se contractant sous sa peau. La pression de sa main sur son épaule se fit plus forte, comme s’il voulait la retenir, ou l’encourager.
Estelle prit une autre inspiration, et d’un geste délibéré, elle tira sur le bouton de son jean, le déverrouillant. Le tissu serré émit un petit son sec. Puis, elle baissa la fermeture éclair avec un bruit métallique. Le jean, déjà mouillé et collé, s’ouvrit, dévoilant la lisière de son ventre plat et le début de son string noir en dentelle fine.
Elle sentit le regard de Marc s’ancrer sur cette nouvelle parcelle de peau exposée. Il ne bougeait plus, son visage impassible, mais ses yeux brûlaient.
« La dignité sociale, tu disais ? » murmura-t-il, un léger tremblement dans sa voix.
« On est seuls, » répondit-elle, reprenant ses propres mots. « Et puis, tu m’as mise au défi. » Elle relâcha sa main de son jean. « C’est à mon tour. »
Elle se leva du rebord de la piscine, ses pieds nus claquant sur les dalles tièdes. Le jean, à moitié déboutonné, restait collé à ses hanches. Marc se redressa à son tour, se tenant maintenant debout devant elle, le regard baissé sur sa taille. Le string rouge était juste en face de ses yeux, le renflement de son anatomie se dressant encore plus fièrement, visiblement excité.
Estelle se sentit puissante, le contrôle de la situation basculant entre leurs mains. Elle glissa ses pouces sous la ceinture de son jean, et d’un mouvement fluide, elle le fit glisser le long de ses hanches. Le tissu, trempé, opposait une légère résistance, mais elle insista, le faisant descendre sur ses cuisses, puis le faisant tomber à ses pieds.
Elle resta là, vêtue de son t-shirt blanc légèrement transparent et de son string noir en dentelle, ses jambes nues et lisses. Ses mollets étaient encore mouillés par l’eau de la piscine. L’air frais du soir caressait sa peau, et elle sentit un frisson parcourir son corps, un mélange d’appréhension et de pure audace.
Marc resta immobile, son regard ancré sur elle. Ses yeux balayaient son corps, depuis son t-shirt qui collait à sa poitrine, dévoilant les courbes de ses seins et de son soutien-gorge en dentelle, jusqu’à ses hanches dénudées, ses jambes fines, et le string noir qui épousait parfaitement la rondeur de ses fesses.
Le silence s’épaissit, rompu seulement par le léger clapotis de l’eau de la piscine et le bruit de leur propre respiration. Il y avait une intensité palpable entre eux, une tension électrique qui crépitait dans l’air.
Estelle se pencha légèrement, ramassant son jean avec sa main gauche. Elle le plia rapidement, puis le posa sur le transat voisin, à côté de sa serviette. Elle sentait le poids du regard de Marc sur elle, une sorte de scanner silencieux qui la dévorait des yeux.
« Mieux, non ? » dit-elle, sa voix plus assurée, un sourire naissant sur ses lèvres. Elle se sentait plus légère, plus libre. Le t-shirt, légèrement transparent, ne cachait plus grand-chose.
Marc hocha lentement la tête, ses yeux ne la quittant pas. Son regard était à la fois admiratif et affamé. Son anatomie sous le string rouge pulsait visiblement, plus dure et tendue que jamais. La ficelle rouge disparaissait presque complètement dans le sillon de ses fesses, tandis que le triangle avant était étiré à son maximum, dévoilant sans équivoque la forme et la taille de son désir.
« Nettement mieux, » répondit-il, sa voix à peine un souffle. Il tendit lentement une main vers elle. Ses doigts étaient grands et forts. Il ne la toucha pas tout de suite, mais sa paume s’arrêta à quelques centimètres de sa hanche dénudée. « C’est à ton tour de te baigner, alors. »
Il y avait une question non formulée dans son geste, une invitation silencieuse qui allait bien au-delà d’une simple baignade.
Estelle regarda sa main, puis ses yeux. Elle sentit son propre corps réagir, une chaleur montante, une envie de prolonger ce jeu dangereux qu’ils avaient initié. La situation était claire. Ils avaient franchi une nouvelle étape.
« Et si je ne veux pas me baigner ? » demanda-t-elle, sa voix se faisant doucement provocatrice.
Marc baissa sa main, mais son regard resta fixé sur elle, intense. Il fit un pas de plus vers elle, réduisant encore la distance entre leurs corps. Le string rouge, presque au niveau de son ventre, était une présence écrasante.
« Alors… on continuera de jouer autrement, » murmura-t-il, un sourire lentement se dessinant sur ses lèvres. Il leva sa main à nouveau, cette fois pour effleurer le bord de son t-shirt blanc, juste au-dessus de sa poitrine. Ses doigts traçaient un chemin invisible le long du tissu fin, juste à la limite de son sein. « Mais tu as dit que tu jouais le jeu jusqu’au bout, Estelle. »
Elle sentit le contact de ses doigts à travers le tissu fin de son t-shirt, une sensation électrique qui la fit frissonner. Le string rouge de Marc, à quelques centimètres de son corps, était un rappel constant de la tension qui montait entre eux.
« Jusqu’où, Marc ? » demanda-t-elle, sa voix à peine audible, ses yeux fixés sur les siens.