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T'as déjà ?

Récit par adminBenoit • ⚡ Coécrit par Auteur Numérique
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Chapitre 6 1546 mots • Format : 👥 Présentiel

Chapitre 6

Noé laissa les mots flotter dans l’espace restreint qui les séparait. Sa propre question résonna contre les murs de la pièce, plus lourde et plus directe que tout ce qu’ils avaient échangé jusqu’à présent.

Amaia ne cilla pas. Ses yeux, d’un marron chaud, se fixèrent sur les siens. Le sourire en coin qu’elle arborait s’étira lentement, devenant plus indéchiffrable. Elle prit une inspiration lente, soulevant sa poitrine sous le t-shirt fin. Le tissu, toujours décalé sur le côté droit, se tendit sur la courbe de son sein avant de retomber dans un pli souple. Elle détacha ses mains de ses genoux et les posa à plat sur le tissu rêche de son jean serré, juste au-dessus de ses cuisses.

« Ta **queue**, Noé ? » répéta-t-elle à voix basse. Sa voix avait perdu sa légèreté habituelle, se faisant plus dense, plus posée. « C’est une façon très polie de poser la question. »

Noé ne répondit pas tout de suite. Il maintint le contact visuel, son torse se soulevant régulièrement sous le sweat gris. Le curseur de la fermeture éclair métallique, situé à mi‑hauteur de sa poitrine, brillait sous la lumière de la lampe de table. Il passa sa main droite sur sa cuisse, sentant les mailles du jogging noir glisser sous ses doigts, puis remonta lentement sa main jusqu’à sa poitrine. Ses doigts saisirent le petit morceau de métal froid du zip.

« Je ne suis pas toujours poli », dit-il, la voix un peu plus rauque.

Amaia suivit le mouvement de sa main du regard. Ses pupilles s’étaient légèrement dilatées. Elle ne bougea pas d’un millimètre, les coudes serrés contre ses flancs, le corps penché en avant.

D’un geste lent, délibéré, Noé tira le curseur vers le bas. Le bruit sec et métallique des dents de la fermeture éclair qui se désolidarisaient remplit le silence de la pièce. Le zip descendit jusqu’au bout, s’arrêtant tout en bas du vêtement, près de la ceinture élastique de son jogging. Noé écarta lentement les deux pans du sweat gris. Il ne portait rien en dessous. La lumière tamisée de la pièce dessina les contours de son torse, l’ombre marquant le relief de ses abdominaux et la ligne de ses pectoraux. La fraîcheur de l’air du salon frappa sa peau nue, provoquant un léger tressaillement qu’il ne chercha pas à masquer.

Amaia laissa son regard descendre le long de son cou, s’attarder sur sa clavicule, puis glisser lentement sur son torse nu. Ses yeux descendirent jusqu’à la limite de la ceinture de son jogging noir, là où le cordon de serrage pendait, lâche, sur le tissu sombre. Elle humecta ses lèvres d’un coup de langue rapide, un geste presque inconscient.

« Je vois ça », murmura-t-elle.

Elle bougea sur le canapé, modifiant sa posture. Le tissu de son jean bleu, très ajusté, crissa contre le revêtement en tissu du canapé. Elle glissa un peu plus vers lui, réduisant encore la distance. Le mouvement fit glisser un peu plus le col de son t‑shirt fluide sur son bras droit. La bretelle noire de son soutien‑gorge était désormais entièrement visible, contrastant avec la peau claire de son épaule et le début de sa clavicule.

« C’est une invitation ? » demanda-t-elle, ses yeux remontant enfin vers les siens.

« Appelle ça comme tu veux », répondit Noé. Il posa ses coudes sur ses genoux, les pans de son sweat ouvert retombant de chaque côté de ses flancs, exposant pleinement son buste. « Tu voulais jouer. Je joue. »

Amaia tendit lentement sa main droite. Ses ongles, coupés court et proprement, s’approchèrent du torse de Noé. Elle ne toucha pas sa peau immédiatement. Ses doigts effleurèrent d’abord le bord intérieur du sweat gris, là où le tissu bouclé était le plus doux. Elle fit glisser l’index et le majeur le long de la doublure, juste à côté de la rangée de dents métalliques de la fermeture éclair. Le contact était léger, presque aérien, mais Noé sentit ses muscles abdominaux se contracter instinctivement sous l’effet de la proximité.

« Tu as la peau chaude », dit-elle, alors que le bout de ses doigts franchissait enfin la frontière du tissu pour venir effleurer la peau de ses côtes, juste sous le pectoral droit.

« C’est la pièce qui est chauffée », répliqua Noé, un léger sourire défiant sur les lèvres, malgré sa respiration qui se faisait plus courte.

« Bien sûr. C’est le chauffage », ironisa-t-elle doucement.

Elle fit remonter sa main. Ses doigts, fins et frais, glissèrent lentement sur sa peau, remontant le long de son flanc jusqu’à sa clavicule. Le contraste thermique entre ses mains et la chaleur de son corps était saisissant. Noé ne bougea pas, gardant les yeux fixés sur le visage d’Amaia. Il observait la concentration sur ses traits, la manière dont elle mordillait légèrement sa lèvre inférieure en déplaçant sa main.

« Et toi ? » demanda Noé, sa voix n’étant plus qu’un murmure basse fréquence. « T’as déjà eu envie qu’on s’approche de toi sans que tu aies à dire un mot ? »

Amaia s’arrêta, sa main posée à plat sur le haut de son torse, juste sous son cou. On sentait le battement rapide de son cœur sous sa paume.

« Je t’ai déjà répondu sur ce point », dit‑elle, les yeux ancrés dans les siens. « Mais la théorie, c’est toujours différent de la pratique. »

Noé leva à son tour sa main droite. Il ne chercha pas à toucher sa peau directement. Il posa sa paume sur le genou d’Amaia, là où le jean bleu était le plus tendu par la flexion de sa jambe. Le denim était épais, rugueux sous ses doigts, mais il sentait parfaitement la forme arrondie et ferme de sa rotule et le début de sa cuisse. Il exerça une légère pression, maintenant sa main en place.

« On passe à la pratique alors ? » provoqua‑t‑il doucement.

Amaia laissa échapper un léger souffle par le nez, un demi‑rire silencieux. Elle déplaça sa main de son torse pour la descendre lentement le long de son sternum. Ses doigts suivirent la ligne médiane de son corps, passant sur son nombril avant de s’arrêter juste au-dessus de la bordure élastique de son jogging noir. Le tissu du jogging, souple et fin, laissait deviner la tension sous‑jacent. Elle posa sa paume à plat sur son bas‑ventre, juste au-dessus du tissu.

« La pratique a ses propres règles », dit‑elle, sa voix se faisant plus basse.

Elle fit glisser sa main de quelques centimètres vers le bas, frôlant le cordon de serrage du jogging qui bougea sous la pression. Le tissu noir se tendit sous sa paume. Noé prit une inspiration plus profonde, son torse se gonflant contre la main d’Amaia qui restait appuyée là, immobile mais lourde de promesses.

Noé déplaça sa main sur la cuisse d’Amaia, la faisant remonter lentement le long du jean serré. Ses doigts suivaient la couture latérale du pantalon, sentant la chaleur de son corps traverser la toile de coton épaisse. Le jean était ajusté, ne laissant aucun espace libre entre le tissu et sa peau. Il s’arrêta à mi‑cuisse, exerçant une pression ferme qui ancra son geste.

« Et quelles sont ces règles ? » demanda‑t‑il, ses yeux fixant ses lèvres qui s’étaient entrouvertes.

Amaia se pencha encore un peu plus. L’odeur de son parfum se fit plus présente, un mélange de vanille et de peau chaude. Son t‑shirt glissa encore, exposant presque entièrement la rondeur de son épaule droite. Le vêtement ne tenait plus que par miracle sur son bras gauche.

« La première règle », murmura‑t‑elle, son visage désormais si proche du sien qu’il sentait son souffle tiède sur sa joue, « c’est qu’on ne triche pas. On montre ce qu’on veut. Vraiment. »

Elle fit bouger lentement ses doigts sur le tissu de son jogging, exerçant une pression plus précise, plus directe. Le contact, bien que séparé par la barrière du coton noir, était net. Noé sentit une décharge traverser son échine. Il resserra sa prise sur la cuisse d’Amaia, ses doigts s’enfonçant légèrement dans la chair ferme sous le jean.

« Je ne triche pas », dit‑il, le regard noir d’intensité.

Ils restèrent ainsi, suspendus à cette distance minimale, les mains ancrées sur les vêtements de l’autre, sentant la chaleur et les mouvements de leurs corps à travers les tissus tendus. Le silence était total dans la pièce, seulement troublé par le bruit de leurs respirations synchronisées.

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