Les Heures Silencieuses
Chapitre 1
245 mots • Format : 👥 Présentiel
Chapitre 1 : L'Éclairage de minuit
Le silence des rayonnages au troisième étage de la bibliothèque universitaire était presque palpable. Il était vingt-trois heures passées, et l'ampoule centrale au-dessus de la table de travail en chêne vacillait légèrement.
Marc referma son carnet d'un coup sec, accumulant ses fiches de révision sur le coin du bureau. En face de lui, de l'autre côté de l'allée séparant les ouvrages de droit des manuels d'histoire, Éléonore ajusta la manche de son pull en maille grise. Elle consultait son téléphone depuis une vingtaine de minutes, le visage éclairé par la lueur bleue de son écran.
« Tu pars bientôt ? » demanda Marc en élevant la voix d'un ton mesuré pour ne pas résonner dans la grande salle vide.
Éléonore leva les yeux, surprise, avant de poser son téléphone à plat sur la table. Elle lissa d'un geste machinal l'avant de son pantalon en toile sombre.
« Les gardiens ferment à minuit précis. J'attends la confirmation de mon taxi », répondit-elle d'une voix neutre, en ramassant ses stylos pour les ranger méthodiquement dans son sac en cuir.
Marc hocha la tête sans insister. Il enfila sa veste d'honnête laine marron, fermant soigneusement la fermeture éclair jusqu'au col pour se protéger du froid nocturne extérieur. Les règles de la bibliothèque imposaient d'éteindre les rangées inutilisées après vingt-deux heures. La lumière du couloir principal s'éteignit soudain, les plongeant dans un demi-jour feutré.
Marc referma son carnet d'un coup sec, accumulant ses fiches de révision sur le coin du bureau. En face de lui, de l'autre côté de l'allée séparant les ouvrages de droit des manuels d'histoire, Éléonore ajusta la manche de son pull en maille grise. Elle consultait son téléphone depuis une vingtaine de minutes, le visage éclairé par la lueur bleue de son écran.
« Tu pars bientôt ? » demanda Marc en élevant la voix d'un ton mesuré pour ne pas résonner dans la grande salle vide.
Éléonore leva les yeux, surprise, avant de poser son téléphone à plat sur la table. Elle lissa d'un geste machinal l'avant de son pantalon en toile sombre.
« Les gardiens ferment à minuit précis. J'attends la confirmation de mon taxi », répondit-elle d'une voix neutre, en ramassant ses stylos pour les ranger méthodiquement dans son sac en cuir.
Marc hocha la tête sans insister. Il enfila sa veste d'honnête laine marron, fermant soigneusement la fermeture éclair jusqu'au col pour se protéger du froid nocturne extérieur. Les règles de la bibliothèque imposaient d'éteindre les rangées inutilisées après vingt-deux heures. La lumière du couloir principal s'éteignit soudain, les plongeant dans un demi-jour feutré.
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