← Retour au catalogue

Massage duo

Récit par adminBenoit • ⚡ Coécrit par Auteur Numérique
Chapitre 1 1968 mots • Format : 👥 Présentiel

Chapitre 1 : Le Début

Alice avait rangé le petit papier dans le tiroir de la cuisine sans y prêter vraiment attention. Le papier était un bon pour un « massage duo », signé d’une écriture cursive qui appartenait à son ex‑partenaire. La petite mention « tantrisme » était imprimée en bas, suivie d’un tarif qui faisait lever les sourcils. Le bon était encore valable deux jours, sinon il deviendrait inutile. Elle le repéra un matin, alors qu’elle rangeait les factures, et le fit glisser dans la poche de son jean. Le jean était un denim sombre, taille basse, boutonnage à la fermeture éclair. Son t‑shirt blanc était déjà enfilé, les manches courtes, le col rond.

Alice se laissa tomber sur le canapé, le bon serré dans la main. Elle pensa à son frère, Marc, qui habitait à deux étages en dessous. Elle n’avait jamais parlé de ce type de massage avec lui, mais l’idée de ne pas devoir y aller seule la rassurait. Elle sortit son téléphone, composa le numéro de Marc.

« Hey, c’est moi », dit Alice dès que la ligne sonna.

« Salut ! Ça va ? » répondit Marc, un ton détendu.

« Oui, ça va… J’ai trouvé un truc bizarre dans le tiroir. Un bon pour un massage duo, genre… tantrique. C’est encore valide deux jours. J’ai pensé que… si on allait ensemble, ça serait moins chelou. »

« Un massage… tantrique ? Tu sais ce que ça implique ? »

« Pas vraiment. Le truc, c’est qu’ils disent que c’est pour adultes, mais je ne sais pas si c’est… quoi que ce soit de spécial. Juste un massage à deux, je suppose. »

« Ok, je suis pas sûr que ce soit mon truc, mais si tu veux pas y aller seule, je peux y aller. »

« Merci. Tu penses pouvoir passer cet après‑midi ? »

« Je peux sortir à 15 h, je finis mon boulot à 14 h30. »

« Parfait. Je viendrai te chercher. »

« Cool, je te laisse le bon. »

Alice raccrocha, remit le bon dans la poche et se leva. Elle alla à la cuisine, ouvrit le frigo, prit une bouteille d’eau et la posa sur la table. Elle revêtit son pull gris à capuche, le glissa sur ses épaules, et se dirigea vers la porte d’entrée. Elle ouvrit la porte du bâtiment, descendit les escaliers et frappa à l’appartement de Marc.

Marc ouvrit la porte. Il portait un jean noir, une chemise à carreaux ouverte sur le torse, les manches retroussées jusqu’aux coudes. Ses chaussures de ville étaient encore aux pieds.

« Ça va ? » demanda-t-il, en remarquant le sac à dos d’Alice.

« Oui, je viens. On y va ? »

Ils descendirent ensemble les escaliers. En bas, le couloir était éclairé par une lumière blanche, les murs étaient peints d’un gris neutre. Alice glissa son sac à main dans le crochet de la porte d’entrée, puis s’assit sur le petit banc du hall. Elle retira ses chaussures de ville, les posa à côté d’elle, et glissa ses pieds nus dans les chaussons en mousse fournis par l’immeuble. Marc fit de même, posant ses chaussures sur le même petit tapis.

« Tu as déjà fait un truc comme ça ? » demanda Marc, en s’asseyant à côté d’elle.

« Jamais. J’ai lu un truc sur le tantrisme, mais je ne sais pas trop. »

« Ok, on verra. »

Ils prirent le métro, le trajet fut calme. Alice portait son jean, son t‑shirt blanc sous le pull, et une petite sacoche en cuir. Marc portait son jean, sa chemise à carreaux, et un sac à dos noir. Le métro était peu rempli, les annonces retentissaient, les lumières clignotaient.

À la station, ils sortirent et marchèrent jusqu’à l’institut. L’adresse était inscrite sur le bon : « Studio Élan, 12 rue des Lilas ». La façade était discrète, une porte en verre dépoli avec le logo d’un lotus stylisé. Une petite cloche tintait lorsqu’ils entrèrent.

À l’intérieur, le hall était tamisé, des bougies parfumées diffusaient une odeur de citronnelle. Un comptoir en bois clair était tenu par une femme d’une trentaine d’années, cheveux attachés en chignon, portant une blouse blanche. Elle les accueillit d’un sourire professionnel.

« Bonjour, bienvenue au Studio Élan. Vous avez un rendez‑vous ? »

« Oui, on a un bon pour un massage duo. » dit Alice, en tendant le bon. Elle le présenta, le papier était encore plié.

La réceptionniste prit le bon, le glissa dans un classeur et tapa rapidement sur son ordinateur.

« Parfait, c’est pour aujourd’hui à 16 h ? »

« Oui, c’est ça. »

« Très bien, vous pouvez vous changer dans la salle de repos à droite. Les tenues sont fournies : deux peignoirs en coton, des chaussons. Vous pouvez laisser vos affaires dans les casiers. »

Alice hocha la tête, et Marc fit de même. Ils suivirent la femme jusqu’à une petite pièce séparée, où deux casiers en métal étaient alignés contre le mur. Alice ouvrit le casier numéro trois, y glissa son sac à main, ses clés, et ferma le verrou. Marc ouvrit le casier numéro quatre, y déposa son sac à dos, ses chaussures de ville, et ferma le verrou.

Dans le coin, deux peignoirs étaient suspendus sur un porte‑vêtements. Alice prit le peignoir blanc, le déplia, le passa par-dessus ses épaules, le boutonnant jusqu’en haut. Le tissu glissait sur son t‑shirt blanc et son jean. Elle ajusta le col, puis se tourna vers Marc.

Marc prit le peignoir gris, le passa sur ses épaules, le ferma avec les boutons en bois. Le peignoir recouvrait sa chemise à carreaux, qui était maintenant visible sous le col ouvert.

« Ça fait bizarre de porter un peignoir ? » demanda Marc, en ajustant le bas du vêtement.

« Un peu, mais c’est normal ici. »

Ils enfilèrent les chaussons en mousse fournis, glissant leurs pieds nus à l’intérieur. Le sol était recouvert d’un tapis doux, les chaussons étaient légers.

Une fois habillés, ils se dirigèrent vers la salle de traitement. La porte s’ouvrit sur une pièce aux lumières tamisées, le sol était en parquet clair, des draps blancs étaient étalés sur deux tables de massage. Un diffuseur de bois diffusait une légère brume d’huile essentielle de lavande. Au centre, une table plus grande était prête, les coussins disposés symétriquement.

La masseuse, une femme de taille moyenne aux cheveux noirs mi‑longs, portait un kimono noir. Elle s’avança, les mains croisées devant elle.

« Bonjour, je suis Léa, votre praticienne aujourd’hui. Vous avez choisi le massage duo tantrique. Je vais vous expliquer brièvement le déroulement, d’accord ? »

Alice hocha la tête, le peignoir blanc tombant légèrement sur ses hanches. Marc fit de même, le peignoir gris recouvrant son torse.

« Le massage se fait en deux parties. D’abord, un échauffement des points de respiration, suivi d’une série de pressions douces sur les méridiens. Ensuite, nous travaillerons les zones de tension en synchronisation, afin de créer un flux d’énergie partagé. Vous resterez habillés, le peignoir restera en place, mais vous pourrez vous allonger sur la table, les bras le long du corps, les jambes légèrement écartées. »

« Et… c’est tout ? » demanda Marc, un peu curieux.

« Oui. Aucun contact intime n’est requis. Tout se fait dans le respect du cadre professionnel. »

Léa invita Alice à s’allonger d’abord. Alice s’assit sur le bord de la table, puis glissa doucement le peignoir vers le bas, le laissant ouvert juste assez pour couvrir ses épaules. Elle s’allongea, le dos contre le drap blanc, les bras le long du corps, les jambes légèrement écartées, le peignoir restant attaché au col.

Marc fit de même, en suivant les mêmes gestes. Il ajusta le peignoir pour qu’il ne glisse pas, puis s’allongea sur la table à côté d’Alice, les pieds reposant sur le même drap.

« Je commence par le dos, en appliquant une pression légère pour détendre les muscles, » annonça Léa, en posant ses mains sur les épaules d’Alice.

Elle glissa ses doigts le long de la colonne vertébrale, effectuant des mouvements circulaires. Alice ferma les yeux, respira profondément, le souffle se faisant plus lent. Léa passa ensuite aux épaules de Marc, appliquant le même type de pression, puis aux bras, aux jambes, toujours en respectant le cadre du peignoir.

Le temps passa, les mouvements étaient rythmés, les respirations synchronisées. Aucun bruit autre que le léger frottement des tissus et le souffle des deux participants ne remplissait la pièce. Léa alterna les zones, passant du dos aux cuisses, toujours en gardant le peignoir en place, sans le retirer ni le défaire.

Après une quinzaine de minutes, Léa s’arrêta, se redressa.

« Nous allons maintenant passer à la seconde partie, qui implique un travail plus ciblé sur les points de pression. Vous resterez toujours habillés, le peignoir restera fermé. Si vous avez besoin de vous ajuster, faites‑le moi savoir. »

Alice ajusta légèrement le col du peignoir, le tirant un peu plus haut pour couvrir son cou. Marc fit de même, tirant le tissu vers le haut pour que le col recouvre son cou.

« Je commence par le point de la colonne lombaire, » dit Léa, en posant ses paumes sur les côtés du bas du dos d’Alice. Elle appliqua une pression ferme mais contrôlée, puis répéta le geste sur le même point chez Marc.

Le massage continua, les mains de Léa se déplaçant avec précision, les gestes calmes. Le temps semblait s’allonger, les deux participants restaient immobiles, leurs respirations s’accordant avec les mouvements de la praticienne.

Après une trentaine de minutes, Léa se redressa à nouveau.

« Nous arrivons à la fin de la séance. Vous pouvez vous relever doucement, garder le peignoir, et vous habiller dans les vestiaires. »

Alice se redressa lentement, le peignoir blanc glissant le long de son corps, couvrant toujours le haut de ses jambes. Elle s’assit sur le bord de la table, puis se leva, les pieds posés sur le drap. Marc fit de même, le peignoir gris suivant le même mouvement.

Ils se dirigèrent vers la petite salle de repos où les vestiaires étaient situés. Les deux casiers attendaient. Alice ouvrit le sien, retira le peignoir blanc, le plia soigneusement, le remit sur le porte‑vêtements. Elle remit son jean, son t‑shirt, ses chaussures de ville, puis referma le casier. Marc fit de même, replaçant son peignoir gris, ses chaussures, son sac à dos.

Ils revinrent dans le hall, où Léa les attendait.

« Merci d’être venus, j’espère que vous avez trouvé la séance agréable. »

« Oui, c’était… intéressant. » répondit Alice, en souriant légèrement.

« N’hésitez pas à revenir si vous avez d’autres questions. »

Marc hocha la tête, puis ils sortirent du studio, la porte s’ouvrant sur la rue animée. Le soleil commençait à décliner, les gens marchaient d’un pas pressé. Alice remit son sac à main, ajusta son pull, et se tourna vers son frère.

« Merci d’avoir accepté, » dit-elle.

« Pas de problème, » répondit Marc. « On pourra en parler plus tard, si tu veux. »

Ils s’éloignèrent, leurs pas résonnant sur le trottoir.

✨ Fin de l'histoire