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En discothèque

Récit par adminBenoit • ⚡ Coécrit par Auteur Numérique
Chapitre 1 2167 mots • Format : 👥 Présentiel

Chapitre 1 : Le Début

Le bass thrummait, une pulsation sourde qui remontait le long de ses jambes jusqu'à sa poitrine. Julien recula d'un pas, son verre à la main, pour éviter le coude volage d'un danseur un peu trop enthousiaste. Les lumières stroboscopiques, bleues et rouges, découpaient des silhouettes floues sur la piste, transformant les visages en masques éphémères. Il avait déjà vidé la moitié de son verre de vodka-redbull, le liquide sucré et amer lui tapissait la gorge. Autour de lui, ses potes, Karim et Sofiane, se déchaînaient à quelques mètres, des sourires idiots collés aux lèvres, les bras agités en l'air. Alice, sa sœur, était un peu plus loin, en train de rire avec une fille qu'ils avaient rencontrée en arrivant, leurs têtes proches pour s'entendre. L'air était lourd, saturé de sueur, de parfums bon marché et de relents d'alcool.

Julien posa son verre sur une petite table bancale près du mur, entre deux enceintes crachant le son. Il jeta un œil à sa montre ; il était déjà deux heures du matin. Il retourna dans le mouvement, se laissant emporter par le rythme. Il secouait la tête, faisait quelques pas de danse improvisés, juste pour bouger. La musique était entraînante, le genre à vider la tête et à laisser le corps prendre le relais. Il sentait la chaleur monter, son T-shirt en coton commençait à coller un peu dans le dos, imbibé de l'humidité ambiante et de sa propre transpiration. Il ferma les yeux un instant, juste pour sentir les vibrations dans tout son corps, le sol trembler sous ses baskets.

Quand il les rouvrit, une silhouette se tenait juste devant lui. Une fille. Elle avait les cheveux foncés, attachés en une queue de cheval haute qui balançait au gré de ses mouvements énergiques. Son haut, un crop top noir, laissait voir une bande de peau au niveau du ventre, juste au-dessus de son jean clair. Elle dansait, les bras en l'air, ses hanches se balançant avec fluidité. Son regard croisa celui de Julien. Un sourire franc se dessina sur ses lèvres, une expression de légèreté. Elle se rapprocha d'un pas, puis d'un autre, sans hésitation.

La proximité était immédiate. Son parfum, plus doux que l'odeur ambiante du club, vint titiller ses narines, un mélange floral et légèrement sucré. Elle se mit à danser avec lui, sans un mot, juste le langage du corps. Elle bougeait bien, avec une aisance qui contrastait avec ses propres mouvements un peu plus raides, moins déliés. Elle tournait sur elle-même, ses bras décrivant des cercles, puis se rapprochait, ses hanches effleurant les siennes. Le contact était léger, fugace, à travers les tissus. Son jean était épais, le sien aussi, mais il sentait la chaleur qui émanait d'elle, une chaleur corporelle distincte.

Le rythme de la musique s'intensifia, un drop puissant faisait vibrer les enceintes. La fille se retourna d'un mouvement souple, offrant son dos à Julien, et commença à onduler. Ses fesses, moulées dans le jean clair, se balançaient juste devant lui, à quelques centimètres. Julien sentit une vague de chaleur monter le long de sa colonne vertébrale, une sensation qui n'avait rien à voir avec la température ambiante. Il posa ses mains sur ses hanches, sans réfléchir, juste pour suivre le mouvement, pour accompagner le rythme qu'elle imposait. Ses doigts, à travers le tissu épais du jean de la fille, sentaient la courbure de ses reins. Elle ne réagit pas, si ce n'est en accentuant légèrement le balancement de ses hanches, comme une invitation muette.

Leurs corps se touchaient maintenant plus directement. Le dos de la fille frottait contre sa poitrine. Leurs jeans crissaient légèrement à chaque frottement. Julien sentit son cœur battre plus fort, une pulsation sourde qui résonnait avec le tambour puissant de la basse. Sa respiration devint plus rapide, plus haletante, comme s'il avait couru. La chaleur du club, combinée à la proximité de la fille, était intense. Une goutte de sueur perla le long de sa tempe et s'écrasa sur sa joue.

La fille se déhancha, ses fesses remontant et redescendant contre son bassin. Julien sentit une tension dans son bas-ventre, une sorte de constriction musculaire. C'était une sensation physique, nette, comme si ses muscles se tendaient d'eux-mêmes, sans qu'il ne le commande. Il sentit aussi son T-shirt coller davantage à sa peau, l'humidité s'étendant. Ses mains restèrent posées sur ses hanches, accompagnant le mouvement, sans forcer, sans agripper. Il respirait plus fort, l'air semblait manquer, malgré la ventilation du club qui brassait l'atmosphère chaude. Il avait chaud, un vrai coup de chaud, son visage était moite. Son corps était en alerte, tendu, mais il continuait de suivre le rythme, juste de suivre le mouvement de la fille.

La fille se retourna d'un coup, un sourire malicieux sur le visage. Elle se rapprocha encore, leurs torses à quelques millimètres l'un de l'autre, la musique entre eux. Elle posa ses mains sur les bras de Julien, juste au-dessus des coudes. Ses doigts étaient chauds. Elle inclina la tête, comme si elle voulait lui dire quelque chose, mais le son était trop fort pour qu'il puisse entendre quoi que ce soit. Elle se contenta de lui faire un clin d'œil, puis, brusquement, elle se détourna.

Elle se fraya un chemin à travers la foule dense, s'éloignant sans un regard en arrière. Elle disparut aussi vite qu'elle était apparue, absorbée par la mer de corps.

Julien resta là, un peu bête, les mains encore légèrement levées, comme si elles cherchaient encore les hanches de la fille. La tension dans son corps ne s'était pas complètement dissipée. Il sentait encore la chaleur diffuse, la transpiration sur son front, son cœur qui battait fort et rapidement. Il cligna des yeux, essayant de retrouver ses esprits, de se reconnecter à l'environnement. Le rythme de la musique lui semblait soudain un peu vide, moins captivant.

Il regarda autour de lui. Karim et Sofiane étaient toujours dans leur bulle de danse, insouciants, les yeux fermés pour l'un, la tête balancée en arrière pour l'autre. Alice, elle, avait visiblement repéré la scène. Elle le rejoignit, se faufilant entre les corps, un petit sourire en coin. Elle portait un jean slim noir et un haut à fines bretelles, de couleur corail, qui brillait un peu sous les lumières stroboscopiques. Ses cheveux blonds, lâchés, volaient autour de son visage, humides par l'effort.

« Alors, on se fait larguer comme une vieille chaussette ? » cria-t-elle, sa voix à peine audible au-dessus de la musique, amusée.

Julien haussa les épaules, un peu gêné. « Elle est partie. On peut pas dire que j'ai eu le temps de me faire larguer. On a juste dansé. »

« Juste dansé ? J'ai vu tes mains, frère ! Elles étaient pas sur ses épaules, hein. » Elle riait, tapant gentiment son bras avec le dos de sa main.

« T'es relou, Alice. »

Elle fit la moue. « Allez, viens. On va danser ensemble. Tu vas pas rester planté là comme un piquet, tout seul au milieu de la piste. »

Elle attrapa son bras et le tira plus profondément sur la piste. Julien se laissa faire. La musique repartait sur un morceau plus rythmé, avec un beat lourd et entraînant. Alice se mit à danser avec une énergie folle, ses bras s'agitant, ses hanches se balançant avec agilité. Elle était petite, mais elle prenait de la place, débordant d'entrain.

« Lâche-toi un peu ! T'as l'air d'un zombie ! » cria-t-elle, se penchant vers son oreille. Il sentit le même parfum qu'elle mettait d'habitude, un truc frais, un peu fruité, masqué par la sueur.

Julien essaya de se remettre dans le bain. Il commença à bouger, un peu plus mécaniquement au début, puis le rythme reprit le dessus, le corps se souvenant des mouvements. Alice était juste à côté de lui, leurs corps se frôlaient par intermittence. C'était une proximité familière, celle d'une sœur. Son bras effleurait le sien quand elle levait la main pour se déhancher. Ses cheveux blonds le chatouillaient parfois quand elle se tournait un peu trop vite, les mèches volantes.

Il sentait toujours la chaleur, mais c'était différent. Moins cette tension brute, plus une fatigue due à l'effort et à l'ambiance moite du club. Il sentait sa peau moite sous son T-shirt, qui collait maintenant partout. Il posa une main sur le bas de son dos, juste pour se donner une impulsion, comme il l'aurait fait avec n'importe quel ami. Elle ne bougea pas, continua de danser, le sourire aux lèvres. Son haut laissait entrevoir un petit bout de son ventre quand elle levait les bras, le tissu remontant.

Ils dansèrent comme ça pendant quelques minutes, en phase, connaissant les mouvements de l'autre, leurs corps trouvant un rythme commun. Alice se retourna pour lui faire face.

« T'as la dalle ? » demanda-t-elle, mimant un signe de faim en se frottant le ventre.

Julien secoua la tête. « Pas encore. »

« Un verre alors ? »

« J'ai laissé le mien près du mur, mais il doit être chaud ou renversé. »

Elle hocha la tête. « Je vais en chercher un. Faut que j'aille aux toilettes de toute façon. Je reviens. »

Elle lui fit un signe de la main et commença à se diriger vers la sortie de la piste, se faufilant avec aisance. Julien la regarda s'éloigner, puis reporta son attention sur la musique. La tension de tout à l'heure était retombée, remplacée par la fatigue. Il respirait plus calmement. Le sol vibrait toujours sous ses pieds. Il regarda autour de lui, la foule dense, les lumières clignotantes. Il se sentait un peu seul d'un coup, au milieu de tout ce monde, même si ses amis n'étaient pas loin. Il sentait l'humidité de son T-shirt contre sa peau, désagréable.

Alice revint quelques minutes plus tard, un nouveau verre de vodka-redbull à la main, le liquide rougeoyant sous les lumières. Elle le lui tendit.

« Tiens, pour toi. Il est frais. »

« Merci. » Il prit le verre, frais au toucher. Il en but une longue gorgée. Le liquide sucré et fort lui réchauffa la gorge, lui donnant un petit coup de fouet.

« Alors, tu te remets ? » demanda-t-elle, se plaçant à nouveau à ses côtés, prête à reprendre la danse avec entrain.

Julien hocha la tête. « Ouais, ça va. »

Elle se remit à bouger sur le rythme, ses mouvements fluides et énergiques, comme si elle ne ressentait aucune fatigue. Elle était vraiment à l'aise sur une piste de danse. Ses cheveux s'envolaient, son corps se contorsionnait avec aisance, sans effort apparent. Elle se pencha en avant, puis en arrière, ses fesses moulées par le jean se balançant de gauche à droite. Il n'y avait rien de provocateur dans ses mouvements, juste la façon dont elle dansait, libre.

Julien la regardait faire. Il la connaissait par cœur. Il l'avait vue des milliers de fois, grandir, changer, danser à toutes les fêtes de famille. Mais ce soir, dans cette ambiance saturée, avec le souvenir encore vif de la fille précédente, il la voyait différemment. Non pas qu'il y ait quoi que ce soit de nouveau dans ses gestes, mais la perception était altérée par la chaleur, l'alcool et l'excitation passée.

Elle se tourna vers lui, un grand sourire. « Allez, bouge ton cul ! T'es mou ce soir, on dirait que t'as pris un coup de vieux. » Elle lui donna une petite tape amicale sur le bras, un geste habituel.

Il sourit en retour et essaya de se ressaisir. Il leva les bras, se laissa emporter par la musique, tentant de retrouver l'énergie. Leurs corps se rapprochaient, se touchaient, se séparaient, au gré de leurs mouvements. Les contacts étaient brefs, les coudes, les bras, les hanches se frôlaient à travers les vêtements. Le tissu du jean d'Alice frottait contre le sien. Son haut corail, un peu humide par la transpiration, laissait apparaître le contour de son soutien-gorge quand elle se penchait en avant. Son cou était luisant de sueur.

Il sentait la chaleur de son corps à côté du sien, une chaleur familière. Mais la fatigue, l'alcool et la musique forte commençaient à créer une sorte de brouillard dans sa tête, les sensations s'estompant légèrement. Les sensations étaient amplifiées, mais aussi un peu confuses. Il sentit son T-shirt coller complètement à son dos maintenant, mouillé. La discothèque était un four, l'air quasi irrespirable.

Alice fit un mouvement de torsion, son corps se rapprochant de Julien. Sa main se posa brièvement sur son épaule, puis glissa le long de son bras, jusqu'à son

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